De Gaulle « libérant » la France ?

Publié le par Yves-André Samère

Pour croire que De Gaulle a « libéré » la France, en commençant par sa capitale, il faut être naïf, ou gaulliste. La vérité est que Paris aurait très bien se libérer sans l’aide tapageuse d’un quelconque homme providentiel, s’étant beaucoup vanté d’avoir « uni » les forces vives de la nation, donné de l’ampleur à la Résitance, et permis la libération de la capitale où il est arrivé en triomphateur. La vérité vraie est que Paris aurait parfaitement pu se libérer toute seule, grâce au zèle des communistes, mais De Gaulle, qui les détestait, s’est opposé par tous les moyens (l’expression resservira) à leurs actions, surtout pour ne pas leur laisser une place de choix dans l’équilibre des forces politiques à venir.

Soyons clairs : les deux factions politiques représentant la France du moment étaient les gaullistes, à l’extérieur, et les communistes, à l’intérieur. Or ces deux groupes se haïssaient, et De Gaulle refusait toute forme de négociation avec le groupe de citoyens qui lui paraissaient les plus dangereux. Les communistes seuls auraient pu libérer la capitale, mais De Gaulle ne voulait pas voir ça, car ses ennemis auraient tiré tout le  bénéfice du résultat. Il a donc ordonné à tous ceux qui le représentaient sur le sol français de s’opposer aux communistes  « par tous les moyens », comme il le dira plus tard lors de la guerre d’Algérie.

Plus grave : les soldats venus des États-Unis, qui avaient fait l’essentiel du travail de libération, se heurtaient à la haine gaullienne, toute personnelle, du général français envers Roosevelt. Or les Yankees avaient commencé les pourparlers avec Pétain, même après le débarquement en Afrique du Nord et le départ des représentants yankees de Vichy. Or De Gaulle a lui aussi tenté de négocier avec le vieux maréchal, par l’intermédiaire de l’amiral Auphan, afin d’éviter un régime communiste sorti de ces négociations. Les gaullistes d’aujourd’hui ne se vantent pas trop de cet aspect. Quant aux communistes, beaucoup avaient adopté le point de vue de Staline, même si la tentative échoua.

Malheureusement pour eux, les communistes français étaient désunis, parce que certains étaient hostiles à la libération états-unienne, les autres, parce qu’ils n’ont jamais pu bénéficier des parachutages d’armes venues d’outre-Atlantique. Mais De Gaulle se fichait bien de tout cela et ne voyait que son intérêt.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

C
J'ai été dérangé et en plus j'ai , je crois oublié de citer la chanson décriée par DE gaulle; il chasisait des " ricains " ou Sardou rendait hommage aux aùéricains venus mourir sur les plage du débarquement...Dont De Gaulle iggnorait la date .
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Y
En effet, De Gaulle était tenu à l’écart, aussi bien par Roosevelt que par Churchill. Et ce n’était pas sans raisons. Il se croyait au-dessus d’eux.
C
Quelqu'un qui n'aime ni les communistes , ni les américains ne peut pas être tout à fait mauvais !
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Y
Je ne connaissais pas l’anecdote de Michel Sardou (que vous avez écrite sur la mauvais page), mais je la trouve très vraisemblable, puisque De Gaulle avait fait interdire la chanson populaire ”Les Africains”. Qui plaisait beaucoup aux Français d’Algérie.
Y
Sans doute, mais ça ne suffit pas. C'est le cas de tous les dictateurs islamistes.