Mot du jour : « roquer »

Publié le par Yves-André Samère

Le verbe roquer est sans doute assez connu, surtout des joueurs d’échecs – et n’a rien à voir avec le rock and roll. Pas plus qu’avec Laurent Fabius, que Chirac avait traité de roquet au cours d’un débat télévisé. Il s’agit d’un mouvement qui met en jeu, non pas une pièce du jeu, mais DEUX en même temps.

D’abord, et à condition que le roi et la tour la plus proche n’aient pas encore bougé, on rapproche la tour, à l’extrémité de la rangée, pour la placer à côté du roi. Encore faut-il que la place ne soit pas occupée et que l’espace entre ces deux pièces soit libre. Ensuite, on fait passer le roi de l’autre côté de la tour ; il saute par-dessus, en somme.

On ne peut roquer qu’une seule fois dans la partie. Cette manœuvre a pour but de protéger le roi, car, au centre de la rangée, il serait plus exposé. En principe !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Puisque les conditions nécessaires au roque sont évoquées, ajoutons celle-ci: il ne faut pas que le roi soit en échec, ni que sa case de destination et celle qu'il franchit soient en prise.
Ajoutons encore qu'il y a deux roques: le grand roque et le petit roque, selon que le roi part sur sa gauche ou sa droite, et un seul verbe pour désigner ces deux actions, étonnant non ?
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Y
Merci. Je connaissais le grand et le petit roque, mais je ne pouvais pas tout mentionner et faire une encyclopédie sur les échecs. Il faut tenir compte que tout le monde en France ne s’intéresse pas à ce jeu.
M
Non, le roi doit impérativement être manoeuvré en premier. Si la tour est touchée la première elle est déclarée jouée mais seule. Cette règle s'applique scrupuleusement en tournoi, certainement moins dans les parties amicales. Le même règlement, qui n'est pas avare en subtilités, prescrit que les deux déplacements du roque doivent être joués de la même main (allez comprendre pourquoi).
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Y
Exact ! Pourtant, je le savais.