Poursuivre Matzneff, mais pas Polanski ?!

Publié le par Yves-André Samère

On apprend aujourd’hui que le parquet envisage d’enquêter sur Matzneff et son aventure avec Vanessa Springora. Autrement dit, qu’il pourrait le poursuivre.

Ridicule ! Je n’ai aucune sympathie pour Matzneff, mais le parquet a oublié de se pencher sur le cas de Polanski. Or les deux affaires ont beaucoup de points communs, et le cinéaste me semble beaucoup plus coupable que l’écrivain. Comparons : Matzneff a profité des faveurs d’une fille de quatorze ans, totalement consentante. Polanski a drogué une fille de treize ans, pas consentante du tout puisqu’il a été obligé de la droguer, et qu’il l’a violée pendant son sommeil.

Par ailleurs, tout le monde – y compris moi-même – est tombé sur Matzneff, alors que tout le monde – mais pas moi-même – tresse des couronnes à Polanski et s’indigne qu’on lui cherche des noises.

Où sont ici la logique et la justice ?

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Pour Polanski, aucune poursuite n'est possible par la justice française, car les faits n'ont pas été commis sur son territoire, mais aux USA.
Pour Matzneff, je crois que la prescription joue, et qu'il ne peut être inculpé. La seule chose que peut faire le Parquet, c'est interroger les deux Parties, et prononcer des conclusions, qui peuvent être sévères pour Matzneff, tout en ne pouvant le condamner à une quelconque peine. C'est déjà ça.
Quant à la faveur populaire et médiatique de l'un ou de l'autre, ça, c'est... la loi du genre, hélas.
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Y
Avoir raison “statistiquement”, quelle satisfaction !
D
Statistiquement vous avez raison, puisque 80% des détenus sont noirs !
Y
Il me semble que le voleur de pizza était noir, ce qui explique bien des choses !
D
Bien sûr. Ce qui est le plus énervant, c'est sa position de victime, notamment quand il était assigné à résidence dans son chalet, une modeste cabane de 300 m2. C'était insupportable, pauvre chou. Il donnait l'impression de ne pas réaliser qu'il avait commis un crime.
A rapprocher du type qui était dans le couloir de la mort, parce qu'il avait récidivé une troisième fois... en volant une pizza. Les douceurs des Etats-Unis.
Y
Je sais bien que Polanski ne risque rien : s’il s’est réfugié en France, c’est bien pour cela. Mais de là à en faire une vedette française, lui rendre toutes sortes d’hommages et à lui décerner des prix pour son travail, il y a une marge. C’est un criminel, or il ne sera jamais inquiété.