Journal d’un promeneur solitaire

Publié le par Yves-André Samère

Ce matin, après avoir tenté de joindre au téléphone « Le Canard enchaîné » afin de savoir où il était possible de trouver à Paris cet hebdomadaire satirique paraissant le mercredi (mais c’était sans doute trop tôt, et personne ne répondait), j’ai imprimé en vitesse mon « Attestation de déplacement dérogatoire » (toujours ce charabia dont nos gouvernants sont incapables de se passer), je suis sorti à huit heures, et me suis rendu en priorité à mon habituel kiosque à journaux, proche de chez moi. Par chance, il était ouvert, et j’ai félicité le kiosquier. Puis j’ai cherché un magasin d’alimentation afin de trouver du pain. Le premier que j’ai déniché était encore fermé, et n’ouvrait qu’à neuf heures. J’ai donc poussé jusqu’au City proche du Pompidolium, qui a deux avantages : il est le moins cher de Paris, jamais à cours de marchandises, et ses employés sont très aimables. Publicité non payée, si vous habitez à Paris.

Je ferai remarquer que l’omniprésence annoncée dans les radios à propos de la police, chargée de contrôler si tous les passants avaient sur eux leur ausweiss, tenait du mythe, car je n’ai pas vu l’ombre d’un uniforme, où que ce fût. Mais je ne vais pas m’en plaindre. On pouvait surtout voir des quidams derrière leur masque ou promenant leur chien.

Je n’ai ni chien ni masque. Mauvais citoyen.

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