La solitude, ça n’existe pas ?

Publié le par Yves-André Samère

Je l’avoue, je suis un privilégié. Confiné chez moi comme tous les Français (Tous ? Vraiment ? J’ai comme un léger doute), je n’en souffre pas du tout, car j’ai fait ma philosophie de la chanson que chantait naguère Gilbert Bécaud : « La solitude, ça n’existe pas ». Il exagérait sans doute un peu, car ce n’était que de la littérature, et ne me regardez pas comme ça, je ne suis pas un monstre. Simplement, j’en ai pris l’habitude, car je n’ai pas rencontré d’enfant avant d’avoir l’âge de quatre ans et trois mois. Eh oui, je vivais en plein Sahara, seul avec ma mère, elle-même entourée de gens plus âgés, qui ne me prenaient pas au sérieux, vu mon âge. Autrement dit, toute ma petite enfance s’est déroulée dans cet état, dont je comprendrais très bien qu’il ne semble pas enviable à la majorité des vivants.

Conséquence, quand, vers mes vingt ans, on m’a enfermé dans une prison (une cellule, en vérité, sans éclairage, sans literie, en plein hiver, et pour deux nuits seulement, grâce à un médecin qui est intervenu), j’ai parfaitement supporté, en dépit du manque de conversation possible avec mes camarades, qui m’aimaient bien et que j’aimais bien aussi.

Naturellement, n’étant pas sadique pour un kopek, je ne souhaite ce sort à personne.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

M
C'est vite vu. Les autres enfants ne me parlaient pas et je n'avais que faire de jouer au loup !
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M
Sans façon, merci.
Y
Snif ! Tirons tous notre mouchoir.
G
Chaque jour j'apprécie mon indépendance et ma liberté si chèrement acquises, le calme et la sérénité du milieu dans lequel je vis. Tous ces bienfaits je les dois à ma solitude. Certains en souffrent, moi j'en goûte chaque minute.
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Y
On peut aussi apprécier de ne pas subir le bavardage stérile des gens qui n’ont rien à dire et tiennent à le faire savoir bruyamment !
D
Depuis un an et quelques que je vis seule, ce que j'apprécie peut-être le plus, c'est de redécouvrir la solitude que j'avais connue dans ma jeunesse. Donc, sans avoir vécu au Sahara, je vous rejoins.
Y
Moi de même. Nous devons être un peu jumeaux !