Macron discourait, ce soir

Publié le par Yves-André Samère

Pour la première fois, ce soir, j’ai suivi, comme entracte à l’émission « Quotidien » (sans le public et ses applaudissements ridicules), le discours de Macron. Mais j’ai surtout remarqué, avec un peu d’ironie, les multiples fautes qui ont agrémenté les sous-titres de son speech. Cela dit, il a sorti très peu de bêtises, contrairement à son habitude. Mais il a répété, quatre ou cinq fois, « Nous sommes en guerre ». Il se prend pour Churchill ? Bientôt, il va nous proposer du sang, de la sueur et des larmes.

Rien de révolutionnaire, comme prévu : il a très peu menacé, a déversé pas mal de sirop, et laissé apparaître son désir de ne rien faire de fracassant, hormis la suspension du deuxième tour de l’élection d’hier, suspension qu’on niait jusqu’à hier, mais qui, subitement, s’est imposée comme la seule possibilité. On sentait que cette concession aux exigences de Mélanchon lui faisait mal aux entournures, mais quoi, il fallait bien en passer par là. Franchement, le comportement des politiques majoritaires fait penser à celui des rats sur une plaque chauffante.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Oh, pour l'histoire des "fautes" du transcripteur, je suis au contraire solidaire. En effet, ayant pratiqué pendant environ 30 ans la sténographie, je vous prie de croire que retranscrire en temps réel la parole de quelqu'un, même s'il parle sans trop accélérer, ce n'est pas facile du tout. Là, c'est un sténotypiste, comme ceux qui transmettent les discours des députés ou sénateurs lors des débats.
Pour ma part, juste sténographe, j'ai passé quelquefois deux ou trois heures à écrire des compte-rendus sous la dictée. Et réussi à tout réécrire, mais. Mais je demandais quelquefois de ralentir ou de répéter. Car on peut buter sur un mot, un terme mal compris, etc. Bref, c'est une vraie prouesse en direct sans pouvoir faire répéter (!) ou relire, et quelques fautes ne devraient pas ternir le professionnalisme du transcripteur. Ce serait injuste.
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D
Chiche ! On parie ? Les œuvres complètes de Céline !
Le transcripteur a sauté certaines petites phrases de Macron, ou quelques mots moins importants, car il était en retard, et dans ces cas-là il faut éluder certains éléments pour ne pas aggraver ce retard et rattraper le fil du discours.
Déjà, la dernière transcription était plus professionnelle que la première, un brin cafouilleuse. Je pense, à cause de cette différence entre les deux que c'était en temps réel.
Y
On a certainement filmé le sous-titrage au moment où il se faisait, corrections comprises. Pas en direct, je le parierais.
D
Peut-être, mais pourquoi alors, justement, le texte bafouillait parfois avant d'être rapidement corrigé, revenait en arrière, etc. Si cela avait été enregistré, le texte se serait affiché comme des sous-titres. J'avoue avoir été fascinée par ce travail, car je revivais ce que je faisais autrefois ! Alors, que le discours ait été déjà écrit pour le prompteur, sans aucun doute, mais il pouvait ajouter un mot, une phrase, ou au contraire en retrancher. Il fallait donc retranscrire en temps réel. Mais bon. Ce n'est que mon avis !
Comme la personne qui traduisait en langue des signes. Là, par contre je suis incompétente pour juger son travail.
Y
Pas certain que ce travail ait été fait en temps réel, au moment où les mots étaient prononcés. Aucun chef d’État n’inventerait un discours, il le prépare à l’avance et le réécrit longuement. Les sous-titres peuvent très bien avoir été écrit après ce travail de mise au point. De Gaulle était sans doute le seul qui improvisait toutes ses interventions, et en direct.