Les tribulations d’un Français en France

Publié le par Yves-André Samère

Ce matin, pour la première fois de ma vie, j’ai porté un masque. Explication : hier soir, j’ai eu mal aux dents vers 9 heures, et tenté d’y remédier en avalant deux aspirines, qui n’ont eu aucun effet. Puis, au cours de la nuit, et comme la douleur ne passait pas, j’ai avalé le dernier comprimé de Doliprane qui me restait. Et, ce matin, j’ai résolu de consulter un dentiste. Google m’a révélé qu’un cabinet de dentistes se trouvait dans mon quartier, j’y suis allé après avoir vérifié si cette officine était ouverte, j’ai appelé au téléphone, et suis tombé sur un message m’invitant à, classiquement, laisser... un message, ce que j’ai fait. Mais, parvenu sur le lieu, le portail de l’immeuble ne s’est pas ouvert, et j’ai sonné chez les voisins de ces arracheurs de dents, dont l’un m’a ouvert. Hélas, une fois parvenu devant leur porte, elle ne s’est pas ouverte non plus, et il ne me restait guère qu’à me rabattre sur un centre médical dont j’étais certain qu’il ne fermerait pas, rue Réaumur.

Là, par miracle, le centre était ouvert, et deux infirmières masquées m’ont accueilli. Aucun secrétariat, contrairement à l’habitude. Et bien qu’elles m’aient assuré qu’il fallait prendre un rendez-vous, j’ai riposté que le mal de dents ne plaidait pas en faveur de la patience et que je voulais être reçu tout de suite. Mon charme habituel a fonctionné. Et c’est à cet instant que les deux filles m’ont posé un masque sur le visage, expliquant que cet accessoire devait bien recouvrir tout le bas du visage, et que, si on portait des lunettes, elles devaient recouvrir aussi le haut du masque. On en apprend tous les jours.

Pour le reste, tout s’est bien passé, on m’a appelé au bout de trois minutes, et une charmante dentiste m’a reçu, assistée d’une autre demoiselle tout aussi prévenante. Je lui ai demandé si je devais l’appeler Docteur ou Madame, elle a ri et m’a répondu de faire comme je voulais. Bref, elle m’a examiné de près, m’a révélé que ma molaire était enveloppée d’une poche qui ne la recouvrait pas totalement, ce qui provoquait une irritation. Vous saviez, vous, que vos dents étaient enveloppées d’une poche ?

Après cela, elle m’a fait une ordonnance, et j’ai conclu par l’expression de ma satisfaction de n’avoir pas été dupé par mon imagination. Qui me fait voir tout en noir, comme vous le saviez peut-être.

Une précision : j’ai détesté le fait de devoir porter un masque, qui tient inutilement chaud. Je ne recommencerai pas de si tôt !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

FiFi 27/04/2020 19:38

"et que, si on portait des lunettes, elles devaient recouvrir le haut du masque. On en apprend tous les jours." : Hilarant !

Yves-André Samère 28/04/2020 16:28

Je n’écris pas sur commande. Il faut avant tout que ça m’amuse !

FiFi 28/04/2020 12:48

Et vous avez fait mouche !*
*Tiens, une petite notule sur l'expression ?

Yves-André Samère 27/04/2020 21:32

Plutôt que de raconter des choses sinistres comme le font tous les médias, je préfère relever les détails curieux, et concernant ce que, à l’origine, je ne connaissais pas (j’ai le choix, car j’ignore énormément de faits, à force d’écouter la radio et de regarder la télé).