Une mystérieuse opération clandestine

Publié le par Yves-André Samère

Ce n’est que bien plus tard, après être sorti de l’hôpital, que je recevrai le rapport du chirurgien prénommé Quentin, que je n’ai jamais vu, qui a procédé en pleine nuit à une seconde opération non prévue, et qui note quelques détails intéressants.

En clair, mon organisme aurait mal répondu au traitement médical bien conduit, si bien qu’est apparu en salle de réveil (donc, après la bataille) un syndrome hémorragique nécessitant l’introduction de catécholamine à faible dose. Les catécholamines étant des hormones libérées dans la circulation sanguine en présence d’un stress psychologique ou physique. Quoi ? Je serais stressé, moi ?

Bref, on a dû me transfuser des plaquettes, ce qui ne me surprend pas, sachant qu’après mon opération d’un cancer du foie il y a quatre ans, mon taux de plaquettes s’est effondré au tiers du minimum. Rien de nouveau, en somme. J’aurais aussi un caillot important, histoire de parachever le chef-d’œuvre.

J’espère que tout ça ne va pas faire obstacle à mon embaumement futur !

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