Michel Piccoli

Publié le par Yves-André Samère

Avec plus de dix jours de retard, j’apprends seulement aujourd’hui la mort de Michel Piccoli. Il avait 94 ans, et, comme acteur, il comptait.

Je ne l’ai vu sur scène qu’une fois, au Théâtre du Rond-Point, dans Retour au désert, où il avait pour partenaire Jacqueline Maillan. Mais ce n’était pas une comédie. Il est vrai que le spectacle avait été mis en scène par Patrice Chéreau, un type pas très porté sur la rigolade...

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

J
Un point commun aux quelques films que j'ai vus avec Piccoli (du temps où j'allais encore au cinéma) c'est que, obscurément, il mettait mal à l'aise. Façon d'attirer l'attention sur lui, posture au-delà du cadre,, propos perturbants, je ne sais. Bref, ce n'était pas des personnages que j'aimais. C'était assez rarement des rôles que j'appréciais; (contrairement à Brando par exemple) ,
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Y
Malheureusement ce téléfilm est absent des archives de l’INA. Mais il existe en Bluray. On doit pouvoir le trouver chez Amazon. Hélas, il est très cher.
D
Un rôle qui l'a révélé au grand public, c'est le Don Juan de Bluwal, téléfilm de 1965, en noir et blanc, avec Claude Brasseur en Sganarelle. Justement, il a une sorte de cynisme, d'ambiguïté, une posture aristocratique, qui ne le rendent pas forcément sympathique, mais très humain, d'une humanité qui va jusqu'au bout de ses convictions. Remarquable.
Y
Moi, c’est Brando que je supportais mal, avec son jeu artificiel, comme chez tous les acteurs qui ont subi la fameuse méthode de Strasberg. En comparaison, Piccoli était plus naturel. Mais, évidemment, tout ça est personnel.