Sortir n’est pas facile

Publié le par Yves-André Samère

Mardi 26 mai

Mal dormi. Vais-je être libéré du poids de ce souci actuel : ne plus dépendre des fonctionnalités de mon organisme rebelle ? Je me relève trois ou quatre fois dans la nuit. Mais au réveil, la réponse est positive, on vérifiera, il n’y a aucune raison que le professeur que j’ai vu ce matin au réveil (et qui ne me connaît pas), me refuse la sortie de l’hôpital ce matin.

Curiosité administrative : par quel raisonnement tordu ma sortie dépend-elle de la signature d’un chirurgien que je n’ai jamais vu et qui ne me connaît pas ?! Hypothèse confirmée par son jeune adjoint polonais, on m’ouvrira bien les portes de la cage ; reste à savoir à quelle heure et dans quelles conditions. Mais mon infirmière Lydia est optimiste, et elle a raison. Ce que ni elle ni moi ne savons, c’est que le suspense va durer une belle partie de la journée, puisque mon papier de sortie soit être signé par un chirurgien que j’ai vu seulement hier et qui, donc, j’insiste, n’a aucune raison de me connaître !

Autre anomalie, l’hôpital prend à sa charge mon retour chez moi par une ambulance. C’est très bien ? Non, c’est une grave erreur, car les deux ambulanciers (africains) sont deux crétins qui n’écoutent pas le bon conseil que je leur ai donné de se garer dans la petite rue qui est à dix mètres de chez moi et de ne plus avancer, ce qui les mettrait à l’abri de la circulation démente du centre-ville. Résultat : au lieu de s’arrêter pile à cet endroit, à dix mètres de chez moi, ils continuent dans la fameuse petite rue et roulent deux cents mètres de plus. Après, ils ne savent plus où ils sont et comment revenir en arrière, d’autant moins que c’est impossible. Là, les deux crétins s’arrêtent et me larguent en pleine rue, me laissant rentrer chez moi à pieds, chargé d’un sac assez lourd et qu’au départ, ils étaient censés porter eux-mêmes ! Conclusion : boycottez les ambulances, et prenez un taxi, même si vous devez le payer !

Et délicate attention, ma cardiologue me téléphone pour me proposer de reculer d’un mois le rendez-vous que j’avais avec elle. Ce que j’accepte bien volontiers. Un peu de repos ne sera pas superflu !

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