Les courtisans de la télévision

Publié le par Yves-André Samère

Est-ce parce que Véronique Cayla, présidente française d’Arte, a naguère présidé le CNC (Centre national français du cinéma), qu’elle se comporte comme une domestique du gouvernement français actuel ? Toujours est-il qu’hier soir, la chaîne de télévision qu’elle pédège a fourni aux téléspectateurs un indice de sa docilité envers le gouvernement de Macron et de ses sbires, en laissant diffuser le long et copieux documentaire historique sur le Mont-Saint-Michel, alias Le labyrinthe de l’archange (c’est l’un des surnoms officiels de « saint » Michel), avec, comme signe dictinctif, en haut et à droite de l’écran, un logo coloré en bleu et portant le slogan Nation apprenante, l’une des lubies actuelles du pouvoir en place. Je signale que la version mise en ligne et téléchargeable par Captyvt ne comporte pas cette décoration ridicule.

Naturellement, cette expression de Nation apprenante est incorrecte, n’a aucune signification, et elle relève du charabia macronien, dont les médias français semblent ne plus pouvoir se passer ! Comme aurait dit Sade : Français, encore un effort pour abolir votre langue maternelle, et la remplacer par la novlangue que le Pouvoir politique a créé en vue de vous faire oublier votre nationalité et votre culture légitime. C’est bien parti.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

romeluchon 21/06/2020 13:35

Le vocabulaire, dont nous sommes inondés voire assommés, ne relève pas du hasard. Sauf à nous isoler totalement, il est difficile (compliqué) d'y échapper. Il est à craindre que la novlangue finisse par triompher. A force d'être assénée, elle finira par faire son chemin. Quelle solution ?

Yves-André Samère 21/07/2020 09:08

Aucune solution ! Vivons heureux en attendant la mort, comme a écrit Desproges (qui devrait être au programme des écoles, contrairement à Sartre).

Yves-André Samère 21/06/2020 19:58

Quelle solution ? Hormis un suicide collectif, je ne vois rien. Quant à la novlangue, chère à George Orwell, elle a déjà triomphé, puisque plus personne, en France, ne parle le français.