Annie Cordy

Publié le par Yves-André Samère

Triste nouvelle, nous avons appris ce matin qu’Annie Cordy est morte hier, à l’âge de 92 ans, à Vallauris, où elle vivait. Belge de naissance, elle avait la double nationalité, elle était donc aussi française, car la France a été la scène de sa carrière, faite de spectacles scéniques (neuf comédies musicales, onze pièces de théâtre, dont une de Shakespeare), tours de champ et opérettes.

Mais, curieusement, avec les rôles qu’elle a eus au cinéma, c’est une carrière d’actrice dramatique qu’elle a remplie. Ainsi, dans La rupture, film de Claude Chabrol, elle incarnait avec Jean Carmet les parents d’un enfant handicapé (il est vrai que, pour ce film, Chabrol a fait jouer à tous ses acteurs des rôles à contre-emploi). Elle ne faisait pas rire non plus comme mère de Marlène Jobert dans Le passager de la pluie. On l’oublie trop souvent, elle est parue dans soixante-seize films et téléfilms, le dernier, un téléfilm, datant de 2018. Et pour L’avare, de Molière, tourné pour la télévision, elle était Frosine.

Un dernier détail curieux : le roi des Belges lui avait donné le titre de baronne. Elle a dû bien rire.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Il y a une dizaine d'années, elle a chanté dans le grand champ contre chez moi où le Maire avait installé un podium, et des chaises pour les spectateurs. Elle devait avoir dans les 80 ans. J'avoue avoir fermé les fenêtres, notamment parce que la sono était... disons approximative.
Par contre, j'ai toujours admiré son jeu d'actrice dans les quelques films ou téléfilms que j'ai pu voir.
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Y
Oui, elle a été une actrice tout à fait convenable. Je n’ai pas vu tous ses films, ils sont trop nombreux, mais son jeu était très professionnel.