Défense des requins

Publié le par Yves-André Samère

Les requins ne hantent pas seulement le monde politique, et j’ai plusieurs fois pris à partie ces crétins qui hurlent qu’on devrait chasser les requins parce qu’ils ont attaqué des humains ayant eu la bêtise d’envahir leur milieu propre, la mer, or il y a une autre version sur les requins et leurs relations avec les êtres humains.

D’abord, il existe cinq cent trente espèces de requins, mesurant de vingt centimètres à dix-huit mètres de long (!). Mais ce n’est pas tout.

En 2018, il y a eu dans le monde cent attaques de requins sur des humains. Trente-quatre provoquées par des interactions des humains sur des requins (par exemple en essayant de les toucher), et soixante-six sans provocation. Ces soixante-six attaques spontanées ont provoqué quatre décès, pas davantage. Sur la décennie 2009-2018, il y a eu en moyenne chaque année quatre-vingts agressions spontanées, entraînant sept décès. Ces agressions ont eu lieu principalement en Australie, à Hawai, en Afrique du Sud, en Californie, en Caroline du Nord et du Sud, en Floride, à la Réunion, au Brésil et aux Bahamas.

Lesdites agressions placent les requins très loin derrière les crocodiles et alligators (mille décès par an), le ver ascaris navicoïde (trois mille deux cents décès par an), certaines punaises, dont les réduves, responsables de la maladie de Chagas (7800 décès par an), les serpents (81 000 à 138 000 décès par an), les moustiques (620 000 décès par an).

Mais, renvoi d’ascenseur, l’homme est bel et bien l’animal le plus dangereux pour les requins : il en tue entre 63 millions et 273 millions par an selon les années, ce qui menace de disparition le quart des requins.

Je remercie Arte, qui m’a permis, en marge de son documentaire d’hier soir (que vous pourriez peut-être télécharger) sur 700 requins dans la nuit, de récolter ces quelques vérités pas bonnes à dire.

Un autre jour, si Dieu me prête vie, je vous parlerai peut-être des scorpions, avec lesquels j’ai un peu cohabité quand je vivais au Sahara, dans ma petite enfance, et qui ne m’ont guère effrayé. J’ai assisté, sur le marché de Temacine, au sud de Touggourt, à un numéro qu’exécutait un habitant du coin, qui réunissait par la queue trois ou quatre scorpions noirs et les introduisait dans sa bouche. Effet garanti sur le public !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
ll y a aussi les hippopotames qui tuent plus d'humains que les requins. Je suis chagrinée par les malades qui veulent tuer les requins dans les lieux que vous dites, alors que ce sont eux, avec leur pratique du surf ou autres activités purement ludiques, qui perturbent les requins qui ont un instinct de prédateurs, d''autant que 80 ou 90 % de ceux-ci sont inoffensifs.
Mais les surfeurs ne sont pas les plus dangereux : les hommes, en effet, qui pour améliorer leur virilité tuent les requins pour leur prélever leur aileron.
Enfin, le film "les dents de la mer" de Spielberg n'a pas amélioré la réputation de ces animaux qui n'avaient rien demandé à personne.
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Y
Plus dangereux que les surfeurs : les Japonais. Dans un de ses films, Jacques Perrin avait montré ces atrocités.