Comme Léa Salamé sans gêne

Publié le par Yves-André Samère

Vous me trouvez pas étrange que Léa Salamé, qui a publié il y a déjà quelques mois un livre intitulé Femmes puissantes (lequel reprenait le titre d’une émission de télé qu’elle présentait, ne nous gênons pas), fasse faire de la publicité pour ce livre sur... France Inter, où elle fait une interview chaque matin ?

Cette dérive et ce manquement à la pudeur est le résultat inévitable des mauvaises habitudes provoqués par Mathieu Gallet, l’avant-dernier président de Radio-France, et qui, en toute logique et connaissant son passé, devrait dormir sur la paille humide du cachot.

Mais vous connaissez beaucoup d’hommes de pouvoir qu’on a envoyé en prison, sous cette République ? Exception faite de Tapie, durant le règne de Mitterrand ? Lequel Mitterrand, lui, aurait dû subir le même sort !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Ce qui m'a énervée le plus, c'est que le terme "femmes puissantes" soit légèrement usurpé. En effet, le prix Goncourt 2009 a été attribué à Marie NDiaye pour son livre "trois femmes puissantes", un livre qui m'a bouleversée, surtout à cause de la troisième femme, nouvelle poignante. Et cela n'a rien à voir avec des femmes ayant un quelconque pouvoir. Au contraire : des femmes écrasées par leur destin, mais qui essaient quand même, sans forcément réussir, de s'en sortir. Comme celle qui meurt, mitraillée, accrochée aux barbelés de la frontière marocaine. Quand on a cette image en tête, grâce à l'écriture de Marie NDiaye, on ne peut pas trop supporter cet emprunt malvenu (à mon avis).
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Y
Je n’ai pas encore lu Marie NDiaye, mais je vais m’y mettre. Promis !