Téléphone (pas musical)

Publié le par Yves-André Samère

Pardon, mais ce billet va être un peu long.

Cette semaine qui agonise lentement a été riche en bisbilles de toute sorte, concocté par je ne sais quel démon acharné à me pourrir la vie. Instrument de torture : le téléphone mobile. Je sais, je votre côté, tout marche comme sur des roulettes, mais moi, je suis maudit, c’est l’évidence même. Je vous raconte.

Il y a quelques années, je m’étais laissé tenter par Internet, la télévision avec des centaines de chaînes, le téléphone filaire entièrement gratuit, et autres cadeaux des dieux. Parmi ceux-là (de cadeaux, pas de dieux), il y avait ce type de téléphone que les Français s’obstinent à qualifier de « portable » parce que l’adjectif « mobile », employé dans le monde entier (j’ai vérifié, vous pensez bien) ne leur plaît pas, et que les frenchies préfèrent PORTER leur téléphone, vu qu’ils ont mal digéré la lecture de Vingt mille lieux sous les mers, où le fameux sous-marin du capitaine Némo s’appelait Mobile on mobili.

Donc, j’ai souscrit à un abonnement de ce type, très bon marché (environ seize euros par mois) de chez Free. Et mes deux ou trois téléphones successifs ont bien fonctionné durant quelques années sans me rendre zinzin.

Malheureusement, la fée Carabosse devait être là lorsque, nouveau-né, je découvris la vie depuis mon berceau, et je pense que c’est elle qui m’a fait le coup du téléphone mobile. Passons vite à la semaine dernière, quand je découvris que la page Internet de Free concernant les téléphones mobiles avait subi la visite d’un technicien idiot ou sadique, page où l’on n’accède qu’en tapant un identifiant à six chiffres et un mot de passe très personnel. Or le technicien idiot avait, sans me prévenir ni me demander mon accord, changé mon numéro de téléphone et mon identifiant. De sorte que ces données très personnelles m’étaient devenues inaccessibles. J’ai, bien entendu, émis un message de protestation en direction des techniciens qu’on appelle dans cette boîte les « techniciens de proximité » (sic), mais je n’ai obtenu aucune réaction, aucun accusé de réception. Rien !

De guerre lasse, je me suis rendu, lundi, au seul magasin parisien de Free censé vous aider. Là, un autre technicien a étudié la question, et a fabriqué une nouvelle carte Sim, parce que je lui avais demandé de m’en fabriquer une nouvelle qui permette de récupérer mon numéro. Il l’a fait apparemment ! Joie, champagne pour tout le monde. Hélas, rentré chez moi, j’ai découvert que le carte ainsi fabriquée et que j’avais payée (DIX euros) correspondait précisément au numéro que je cherchais à éviter. Boulette majuscule.

De là ma résolution de changer d’opérateur, de larguer le service mobile de Free, et d’aller chez Orange. Ce que j’ai fait aujourd’hui. Hélas, hélas, hélas, comme psalmodiait De Gaulle, les cartes Sim achetées chez Orange ont une autre exigence : on doit, pour téléphoner, taper d’abord le code 0000, puis quitter l’écran de connection, avant d’y revenir pour taper son propre code choisi par soi-même, et enfin composer le numéro recherché. Pour parachever la situation, déjà fort simple, dès que vous êtes sur la page du téléphone, un message très bref vous avertit qu’elle est destinée aux « Urgences seulement » ! Ce qui se révèle faux...

Tout est si simple, pas vrai ?

(Je n’ai cessé de penser à ma petite enfance, passée au Sahara entre un an et quatre ans, où tout fonctionnait puisque aucun technicien prétendu n’y avait jamais mis les sandales. Et pardon à mon père, qui fut technicien, puisque son métier était d’installer et de réparer les téléphones !)

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Ce matin, mon téléphone mobile (un vieux modèle) avait son écran noir, et impossible de le faire fonctionner. J'appelle en fin de matinée Orange qui me dit qu'un commercial va me contacter pour me proposer un téléphone plus moderne, le mien étant obsolète, vu que j'ai un tas de points. Bref. J'attends toujours, mais pas grave : mon téléphone mobile fonctionne à nouveau depuis le début d'après-midi... ne me demandez surtout pas par quel miracle ! Je n'ai rien bidouillé, rien touché.
Votre fée Carabosse a dû passer par chez moi quelques heures.
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