Tahar Benjelloun le lèche-bottes

Publié le par Yves-André Samère

Tahar Benjelloun a eu les honneurs, hier soir, de l’émission Quotidien, dans laquelle Barthès l’a couvert de fleurs. Le hic, c’est que personne n’a osé lui dire une de ses quatre vérités (ou n’a su qu’elles existaient). Or Benjelloun traîne effectivement une casserole de taille.

En 1975, le Maroc désirait – ou plutôt, son roi le désirait – mettre la main sur le Sahara Occidental, afin de mieux accaparer les fabuleuses richesses de son sous-sol, riche en phosphates. Jusqu’alors, c’est l’Union soviétique, ou plutôt ses dirigeants, qui dominaient le marché. Hassan II a suffisamment fait monter la mayonnaise pour que son cher peuple, comme il disait dans ses discours, s’estime frustré du pactole, et le tyran a imaginé d’organiser une invasion dudit Sahara Occidental, en lançant trois cent cinquante mille chômeurs marocains – qui ne manquaient certes pas – à l’assaut de ce territoire espagnol. Bien entendu, le fait qu’il risquait surtout de les envoyer à la mort n’a pas pesé bien lourd dans sa conscience, puisqu’il n’en avait aucune.

Mais, par chance, le tyran marocain s’était un peu renseigné au préalable, et avait appris que le général Franco, autre tyran sanglant, était à l’article de la mort. Il faut dire que Hassan II, tout en étant un massacreur, n’était pas idiot, et savait doser les infamies.

Ce déferlement des chômeurs marocains sur une lointaine province espagnole a été rebaptisé La Marche Verte, et Franco n’a aucunement réagi, car il agonisait. Et bien que le dictateur marocain connaissait d’avance le verdict, il avait demandé la bénédiction du Tribunal International de La Haye, car il avait prévu de maquiller la décision des juges en faisant écrire par les médias marocains que le Maroc avait eu gain de cause ! Hélas pour lui, le Tribunal International lui a donné tort, ce qui n’a pas empêché les médias marocains de clamer le contraire...

Et Benjelloun, dans tout ça ? Eh bien il a participé à la rédaction d’un livre intitulé bien sûr La Marche Verte, supervisé par l’auteur des sept volumes Les rois maudits : vous avez reconnu Maurice Druon, qui se targuait d’être un ami du roi. Et au nombre des auteurs de ce monument de léchage de bottes figurait Tahar Benjelloun.

À présent, vous savez ce qu’on doit penser de Benjelloun.

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