Que produit un pseudo-artiste ?

Publié le par Yves-André Samère

Dans « Le Canard » de cette semaine, daté du 20 janvier, Frédéric Pagès, signataire de l’article en page 6, Arrêtez les Kooneries !, étrille vigoureusement quelques imposteurs du monde artistique, encensés à tort par la critique et les journaux à la mode, mais que Benjamin Olivennes, dans son livre L’Autre Art contemporain, cite comme les exemples actuels de la décadence du monde artistique.

Olivennes commençait par Paul McCarthy, qui s’était signalé en installant en 2014, sur la Place Vendôme (juste en face du dernier domicile de Chopin), un plug anal géant de plastique vert, que des amateurs d’art un peu plus intelligents que la moyenne avaient pris pour cible. L’objet d’art n’avait pas tenu longtemps, et avait été dégonflé. Puis il passait au « Vagin de la reine », autre chef d’œuvre en plastique, planté par Anish Kapoor sur l’esplanade du château de Versailles.

D’autres cibles se succèdent, dont l’inoubliable bouquet de Tulipes, dû à Jeff Koons, toujours en plastique, et que l’artiste avait réussi à vendre à la mère Hidalgo, pour un prix modique, trois millions et demi d’euros, alors qu’il n’en avait fait que... les dessins, laissant à la ville de Paris le soin d’achever le chef d’œuvre, que vous pouvez admirer ICI.

Enfin, apothéose, avec ces cent boîtes de conserve fabriquées et vendues en 1961 par Piero Manzoni, sous le nom de Merde d’artiste, dont vous devinez le contenu, à lire dans la même page.

Toutes ces âneries se vendaient mieux que les œuvres d’artistes plus talentueux, et dont le nom a été retenu par la postérité, même s’ils ne faisaient pas toujours l’unanimité. Mais du moins, eux, ils travaillaient de leurs mains, ce que ne faisaient pas ceux dont les noms sont cités plus haut.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :