Roman célèbre mais... raté ?

Publié le par Yves-André Samère

Au temps de ma prime jeunesse, j’avais lu Capitaines courageux, de Rudyard Kipling, et ce roman m’avait bien plu. Or, la semaine dernière, j’ai eu l’idée de le relire, et il m’a déçu : les pages sont truffées de termes issus du vocabulaire de la pêche en mer, qui donnent au livre un côté argotique devenu un peu pénible. Littéralement, on ne comprend pas grand-chose à ce que disent les personnages.

Outre cela, comme c’est l’histoire d’un garçon entre quinze et seize ans, d’une famille très riche, mais qui, au cours d’un voyage en paquebot, tombe à la mer et se trouve repêché par l’équipage d’un bateau de pêche, et que l’histoire, sans trop de surprise, devient celle de son éducation à la vie simple des gens du peuple. Or il y a là une coupure brutale dans le récit de son caractère : ce garçon, présenté au tout début comme un petit prétentiard et qui demande au capitaine du bateau de pêche de le ramener à New York parce que son père le payera généreusement, se métamorphose en un rien de temps en un passionné de la pêche à la morue et ne pense plus du tout à son ancienne vie.

Invraisemblable ! Je croyais me souvenir que le film avec Spencer Tracy et le très présent Freddie Bartholomew (qui gagnait 1250 dollars par semaine pour ce  film), mis en scène par Victor Fleming deux ans avant Autant en emporte le vent, que ce film était meilleur. J’ai lu des tas de romans de Kipling, et celui-là me semble être assez raté. Il va falloir que je me rattrape en lisant les deux romans sur la vie de Mowgli, que jamais encore je n’ai lus. Ça tombe bien, je les ai téléchargés.

Signalons au passage que ce titre étrange, Capitaines courageux, venait d’une ballade, Mary Ambree, qu’on peut entendre ICI. Mary Ambree, une femme, avait été un capitaine de l’armée anglaise ayant participé à la libération de la ville belge de Gand, pendant la guerre contre l’Espagne.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
J'avais bien aimé de Kipling les "histoires comme ça", par exemple pourquoi les éléphants ont une trompe (à cause d'un éléphanteau trop curieux, qui se fait mordre le nez par un crocodile). Ces petits contes, que me lisait ma mère, ont bercé mon enfance.
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Y
J’ai reçu ce livre en cadeau, de la part d’une cousine, à l’âge de neuf ans. Et je l’ai relu un nombre incalculable de fois. Je l’ai toujours, et le feuillette parfois. Un enchantement. Surtout l’invention de l’alphabet.
D
La pêche à la morue était très dangereuse, exténuante, froid, toujours mouillés, durait environ six mois... tout sauf une partie de plaisir.
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Y
Rien que l’idée d’aller en mer suffit à me rebuter. Au début, j’avais le mal de mer. Plus maintenant, mais aucun plaisir à aller sur l’eau.