Nabokov et “Lolita”

Publié le par Yves-André Samère

Depuis hier soir, je suis plongé dans les Nouvelles de Vladimir Nabokov (il y en a soixante-six), un auteur que j’apprécie particulièrement, et qui était un génie de la littérature. Pas seulement russe, d’ailleurs, puisque, dès l’enfance, il avait appris, non seulement le russe, mais aussi le français et l’anglais, et qu’il a publié ses livres dans ces trois langues.

Son roman le plus connu est Lolita, que je n’aime guère (ou plutôt, dont je n’aime guère son adaptation au cinéma par Stanley Kubrick), d’abord publié à Paris en septembre 1955, et qui a fait scandale au début, avant d’être réécrit en russe : en effet, son principal personnage masculin devient l’amant de la fille de sa logeuse, or elle n’a que... douze ans. Mais, ayant vendu son livre à un éditeur n’ayant que les droits en anglais pour l’Europe, cet éditeur va revendiquer les droits pour les États-Unis, et Nabokov doit alors recourir à un cabinet d’avocats pour obtenir une transaction financière !

Lolita sera publié aux États-Unis, par les éditions Putnam, et cent mille exemplaires seront vendus en trois semaines. Ultérieurement, Nobokov vendra les droits d’adaptation au cinéma pour cent cinquante mille dollars. Hélas, c’est Kubrick qui va réaliser le film, assez mal, et, ce qui fiche en l’air toutes les audaces du livre, en vieillissant Lolita de... quatre ans, sur un scénario d’ailleurs écrit par Nabokov, pendant six mois, à Hollywood. Le roman sera ensuite publié à Londres, et à Paris, chez Gallimard.

Kubrick passe couramment pour un génie du cinéma, mais je ne suis pas convaincu, car je n’aime que quatre de ses films : 2001, Orange mécanique, The shining et Full metal jacket. Le reste, criblé d’erreurs de réalisation, ne vaut pas grand-chose, à mes yeux.

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