Passation de pouvoir

Publié le par Yves-André Samère

Au lendemain de sa défaite au référendum d’avril 1968, auquel le peuple français avait répondu par un Non « franc et massif » (comme « Le Canard enchaîné » avait qualifié le ballotage de 1965), De Gaulle avait précipitamment quitté l’Élysée, évitant ainsi le rituel de passation des pouvoirs. Tout le monde avait alors compris que Mongénéral voulait surtout ne pas devoir serrer la main de son successeur, Pompidou, qu’il avait bassement limogé quelques mois plus tôt, pour le crime d’avoir, lui, gagné les élections législatives ayant suivi les manifestations de Mai-68.

Ce déballonnage sans élégance, qui démontrait aux yeux du monde entier que ce grand chef d’État brillait surtout par sa mesquinerie et sa vanité, devait ensuite se doubler par le fait que De Gaulle... quitta la France et alla passer de longues vacances en Irlande, où il se fit longuement suer en compagnie de sa femme, qui n’était pas du genre rigolo. Soit dit en passant, il évita aussi de voter à l’élection présidentielle qui s’ensuivit. Battu, et rancunier.

On espère vainement que Macron saurait l’imiter. Vainement, car il y a peu de chances que Marine Le Pen pourra le pousser vers la sortie. On ne reverra donc pas cet épisode de la passation de pouvoir, qui restera sans doute unique dans l’Histoire de France. Dommage, on aurait aimer, non pas voir la Marine débarquer au palais présidentiel, mais l’actuel présiblique faire ses valises !

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