Un président inessentiel

Publié le par Yves-André Samère

Les admirateurs de Macron, qui ne sont pas (tous) des lumières, ont adopté sans émettre aucune objection le vocabulaire qu’il leur a imposé. C’est ainsi que sont apparues des expressions aussi farfelues que en présentiel ou en distanciel, qui n’innovent en rien, alourdissent et enlaidissent le vocabulaire, tout en déroutant le petit peuple, qui n’a que deux réactions : soit, ces innovations, il ne les comprend pas et ne les emploie pas, soit elles l’épatent et il les utilise afin de sembler cultivé – alors qu’elles ne sont que démenciels gadgets inutiles. Des brimborions, aurait-on dit au temps de Molière.

Vu l’état de la situation, pourquoi ne pas aller plus loin ? Je propose donc la création de quelques termes jusque là inusités. Par exemple, on pourrait dire que Macron vit en présidentiel mais superficiel (je choisirais plutôt en pestilentiel). Que Blanquer, ministre de l’Éducation fort peu nationale, se complaît à jouer les pitres antiministériel, voire caractériel. Que Lemaire est inertiel. Et que Roselyne Bachelot est inessentielle.

Rien en vous empêche d’entrer dans le jeu. Dans le game, comme disent les crétins pas encore finis.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

F
"inessentielle" me plaît beaucoup. Mons choses le sont !
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Y
Je comprends moins facilement la seconde phrase. Je manque de vovabulaire, visiblement.