Josephine Baker, odieuse et sotte

Publié le par Yves-André Samère

Il est rare que je sois en désaccord avec François Morel. Le plus souvent, et comme je le reconnais comme totalement artiste, j’approuve la plupart des opinions qu’il défend à la radio. Mais ce matin, non !

Ce matin, Morel a cru bon de construire sa chronique hebdomadaire en nous servant un éloge vibrant de Josephine Baker. Et là, je ne suis pas d’accord, car j’ai su assez tôt que cette femme méritait de prendre place dans la galerie des antipathiques de première catégorie. Car j’avais entendu à la radio une interview de l’un de ses douze fils adoptifs, Jerry, qu’elle avait exclu de sa famille composée d’enfants qu’elle avait recueillis. Il racontait comment elle l’avait chassé de son château, lorsqu’elle avait compris que le garçon était homosexuel. J’ai déjà raconté cette histoire, et elle me répugne. Doublement, car elle avait usé du prétexte suivant : elle « craignait » que le garçon incite ses demi-frères à tomber eux aussi dans cet état qu’elle méprisait on se demande pourquoi. Et cet argument stupide me rappelait cette sottise qu’on répandait partout lorsque j’étais enfant : Untel est devenu homo depuis qu’il s’est fait violer !

Intolérable : comment pouvait-on croire et répandre une telle imbécillité ? Ceux qui la propageaient à plaisir croyaient-ils vraiment que se faire violer procurait un tel plaisir que la victime d’un viol n’avait dès lors qu’une envie : qu’on remette ça ? Le croire était un tel signe de bêtise que tout individu qui pensait ainsi ne pouvait donc être qu’un crétin accompli.

Ce qui, ipso facto, faisait de Josephine Baker une femme non seulement acariâtre, mais aussi une sotte de la plus belle eau. Dès lors, comment l’admirer, à quelque titre que ce soit ?

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