Mon horreur des boîtes de nuit

Publié le par Yves-André Samère

Je déteste les boîtes de nuit (discothèques, ou leurs équivalents). Pour tout dire, je ne suis entré dans un de ces mauvais lieux que trois fois dans ma vie, en suivant une gradation qui avait tout de la dégradation.

La première fois, j’avais dix-huit ans, c’était à Rome, dans une boîte chic du centre de la ville. Une sorte de cabaret dansant, avec champagne et spectacles. J’ai pu y voir et entendre une excellente chanteuse de jazz, qui s’accompagnait au piano. Après elle, un prestidigitateur, qui s’était spécialisé dans les numéros de pickpocket, où il excellait. Par exemple, il faisait venir un spectateur et lui disait « Je vous préviens, je vais vous voler votre montre ». Naturellement, nul ne le croyait, mais pourtant si, après quelques tours cabalistiques, il réussissait à lui piquer sa montre. Un précurseur de Macron, de toute évidence !

La deuxième fois, c’était à Nice. Des amis m’avait traîné dans une boîte installée sur une sorte de péniche, et les spectateurs étaient invités à venir y danser. Pas ma tasse de thé, et toute la soirée je me suis embêté comme un rat mort (ou comme une croûte de pain derrière une malle, si vous préférez). Ambiance assez chic, de bon ton, mais ennuyeuse. Ne pouvant partir sans vexer mes amis, j’ai tenu bon.

La troisième (et donc dernière) fois, c’était en Côte d’Ivoire, à Bouaké, un bled que je ne conseillerais pas, même à mon pire ennemi – à supposer qu’il en reste un encore en vie. Je ne sais comment on m’avait persuadé de suivre mes amis, et je m’étais retrouvé dans un endroit sordide, enfumé, mal éclairé, baignant dans un vacarme qui prétendait être de la musique mais n’en était pas (du reggae, probablement), le type de repaire où les gens croient danser en se dandinant bêtement sur place et les bras levés en l’air, selon la mode du moment – un moment qui dure. Là, j’ai manqué de patience, je suis parti au bout de cinq minutes et j’ai  regagné mon home sweet home. Vous en auriez fait autant, j’imagine.

 

 

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :