Banissons les diminutifs !

Publié le par Yves-André Samère

Je n’ai jamais compris pourquoi les personnages de films, surtout s’ils sont doublés en français, appellent leur fille « Ma puce ». C’est loin d’être flatteur, comme diminutif, et les puces, les vraies, sont des animaux plus que désagréables à fréquenter. C’est un peu comme si vous appeliez votre gosse « Espèce de sale cafard ».

Il est possible que deux ou trois pères de famille tombent dans ce travers, mais se sont-ils demandé si, devenue grande, leur progéniture aura gardé un si bon souvenir de sa petite enfance, qu’elle réclame de nouveau un tel surnom. Et voilà comment on en vient à détester ses parents.

Pour parler vrai, je ne sais rien de cette situation, attendu que je n’ai pas eu de sœur. Mais j’ai connu des tas de copains qui en avaient, et je crois que les malheureuses ont dû en baver, de l’insectologie à haute dose. Pour ma part, une fois mises de côté les raclées paternelles (ou maternelles) pour cause d’impertinence, jamais mes parents ne m’ont collé sur le dos un de ces sobriquets maléfiques. En réalité, dans ma famille, on ne distribuait pas ce type de surnom à haute dose, et nous avions des prénoms tout à fait normaux, que ne caricaturait pas la folie des diminutifs à la noix. D’ailleurs, à mon très humble avis, tous les surnoms et diminutifs devraient être flanqués à la poubelle. Mais, dans les autres milieux, on distribuait du surnom à tombereau ouvert. Souvenez-vous des rois de France et de leurs sobriquets si tenaces qu’ils l’ont gardé toute leur vie et au-delà ! Tout le monde ne peut pas avoir été surnommé Louis Le Grand ou Philippe Le Bel.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

kotec 04/07/2021 16:46

Coco, l'asticot estr une bon exemple (Merlin) :-)

Yves-André Samère 04/07/2021 17:49

Mais ça sonne mal, « l’asticot » !