Engagez-vous, mais pas avec n’importe qui

Publié le par Yves-André Samère

Vous savez peut-être que, deux semaines auparavant, j’ai perdu mon portefeuille contenant, outre quelques billets, ma carte Vitale et ma carte d’identité. J’ai pu avoir dans une pharmacie une attestation prouvant que j’avais bien possédé une carte Vitale, et j’ai fait aujourd’hui le dossier pour en avoir une autre, fourni par ma mutuelle. Attendons.

Or ce dossier nécessitait que je fournisse une photocopie de ma carte d’identité. Vous voyez d’ici l’absurdité bureaucratique : comment envoyer une photocopie d’un document que je n’ai plus ?

Par chance, j’en avais fait une photocopie quelques années auparavant, quand un journal nouveau-né avait envisagé de m’engager pour y écrire quelques chroniques, cinématographiques ou autres. J’avais accepté, mais très vite je m’étais retiré du traquenard, non pas à cause du salaire (je me fiche bien de ça), mais parce que le rédacteur en chef, sur les épreuves, avait modifié mon texte pour y supprimer tous les guillemets français, ceux en forme de chevron (ceux-ci : « »), prétendant bêtement qu’ils ralentissaient la lecture. Bien entendu, lui exigeait des guillemets droits (ceux-là : "   "). Pur fantasme, puisque tous les éditeurs de France utilisent ces guillemets-chevrons, et qu’aucun lecteur ne s’en est jamais plaint.

Je ne regrette pas d’avoir tiré ma révérence, car je n’aime pas travailler avec des charlots. Et comme écrire m’est très facile et pas du tout pénible mentalement, j’ai continué à faire ce que j’espérais savoir faire : écrire ici. Bande de veinards !

Seuls regrets : on m’avait attribué un dessinateur de talent, Mykaia, afin d’illustrer ma prose, et un autre rédacteur du journal aurait été Noël Godin, le fameux entarteur belge, celui qui avait attaqué BHL. Dommage, on aurait pu se marrer ensemble !

 

 

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