Fin de partie

Publié le par Yves-André Samère

Hier, j’ai dit « Au revoir » à l’un de mes médecins de l’hôpital Cochin. C’était une dame âgée et très sympathique, spécialiste en hématologie. Autrement dit, elle surveillait mon sang. Désormais, elle est à la retraite.

Il faut dire qu’après mon opération du cancer en 2015 (ou 2016, je ne sais plus très bien), mon taux de plaquettes s’était effondré, au tiers environ du minimum habituel chez les gens normaux, et il n’est jamais remonté. Quand je vous dis que je ne suis pas normal ! En principe, les plaquettes sont censées se coaguler en cas de blessure, donc boucher l’orifice créé par ladite (un peu comme le petit garçon néerlandais qui avait arrêté une inondation en bouchant avec son doigt le trou dans un barrage), mais, encore une bizarrerie, quand je me coupe en me rasant, je ne saigne pas du tout. Quand je vous dis que je ne suis pas normal !

J’aimais bien ce médecin, car elle était toujours en retard, me gardait longtemps en consultation et perdait constamment ses papiers médicaux. Attendu que, moi aussi, je suis le désordre personnifié, nous ne pouvions que nous entendre. Autre qualité, elle répondait instantanément à mes messages.

Je ne donne pas son nom, même s’il fait penser au prétendu christ (ne m’embêtez pas, ce mot ne s’écrit pas avec une majuscule, car c’est un nom commun, pas un patronyme ! Oui, les catholiques aussi s’emberlificotent avec l’identité de leurs idoles)

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :