Tif et Tondu

Publié le par Yves-André Samère

J’emprunte mon titre à une bande dessinée parue naguère dans un illustré pour enfants. Vous allez comprendre.

C’est simple : je ne vais jamais chez le coiffeur. Je ne comprends pas cette obsession de se faire couper les cheveux. Et les Trois Mousquetaires ne cédaient jamais à cette mode ridicule. Certes, dans mon enfance, forcé de respecter les ordres de mes parents – qui étaient plus forts que moi –, j’y étais quasiment condamné, mais, dès qu’entré dans l’âge adulte, j’ai fait absolument tout ce que je voulais et n’obéissais plus à aucun caprice paternel ou maternel, puisque je ne comprenais pas le but de l’opération. (Oui, j’aime comprendre)

En réalité, je dois avouer que, par deux fois, l’adulte que j’étais devenu est allé deux fois chez un coiffeur. La première fois, c’était à Casablanca, et je ne me souviens pas de ce qui m’y avait incité. Il est possible que la ville ayant été bousculée par un tremblement nocturne qui avait vidé en pleine nuit la plupart des immeubles du quartier où je me trouvais, j’ai tenté l’expérience, allez donc savoir pourquoi. Et la seconde fois, c’était à Paris : un ami, qui se croyait un futur grand acteur et allait deux fois par mois chez le même merlan, m’y avait traîné, allez donc savoir pour quelle raison absurde je me suis laissé persuader.

Mais alors, me direz-vous, comment fais-tu ? C’est toujours aussi simple : dès qu’une de mes mèches réclame son indépendance, je la décapite sans pitié et, armé d’une paire de ciseaux qui ne me sert qu’à ça, je reviens à une situation normale.

Vous me direz que la télévision nous offre journellement le spectacle des ridicules excès de la prétendue mode, mais j’y reste imperméable, car je tiens par-dessus tout à ce qu’on me fiche la paix. Ajoutons qu’il n’y a jamais eu de chauve dans ma famille, je suis donc parfaitement tranquille sur ce plan.

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