Neurologues – épisode 1

Publié le par Yves-André Samère

Comme, depuis bientôt trois ans, je souffre de vertiges et je tombe de temps en temps, je me suis résolu à chercher un neurologue. Jusqu’à hier, j’en ai « essayé » trois.

Le premier, qui se prénomme Esteban, je ne l’ai vu que deux fois. La première fois, dans un centre de consultation (un Cosem, consultation gratuite), où il m’a longuement testé et ne m’a pas fait payer. La deuxième et seconde (car il n’y en aura pas de troisième), il m’a fait payer et a exigé cent vingt euros, puis il m’a indiqué un tas d’examen à faire dans tous les quartiers de Paris, dont l’un, lors de ma tentative de prendre rendez-vous, m’a appris que je devrais aligner quatre cent cinquante euros pour la recherche d’une éventuelle maladie d’Alzheimer. Je n’ai pas d’Alzheimer puisque ma mémoire est à tout casser, et l’addition trop salée m’a poussé à raccrocher aussitôt le téléphone. Et j’ai dit au médecin qui m’y avait envoyé ce que je pensais de ses conseils, ce qu’il a très mal pris. Mais il a tenté de se venger en m’envoyant à l’Hôpital Lariboisière (à huit heures du matin !) pour me faire faire une ponction lombaire (on vous enfonce une aiguille creuse dans la colonne vertébrale, et on recueille le liquide qui en sort pour l’analyser). Mais l’hidalgo a exigé – par téléphone puisqu’il ne s’était pas dérangé – qu’on me fasse d’abord une analyse de sang, laquelle lui a révélé ce que je savais depuis mars 2016 mais qu’il ignorait : que mon taux de plaquettes, qui ne devrait pas être inférieur à 150 000, était tombé à 50 000. J’ai arrêté le projet de ponction et consulté un bon médecin hématologue de l’Hôpital Cochin, une dame âgée, que j’aime bien, qui me suit depuis cinq ans, qui vient d’ailleurs de prendre sa retraite, et qui méritait toute confiance. Mais le « médecin » qui avait ordonné la ponction lombaire interdit par téléphone aux infirmières de Lariboisière de me la faire et ordonna de me renvoyer chez moi.

Je n’ai plus revu ce charlatan ibérique, lequel n’avait pas pris la peine de vérifier deux dates : celle de l’apparition de la fameuse chute de mes plaquettes, et celle du début de mes vertiges. Aucun rapport de causalité, il y avait entre les deux un espace de trois ans et demi ! Cet as du diagnostic devrait changer de nom, et se faire appeler Thomas Diafoirus.

(NB : les plaquettes ont pour rôle de colmater les blessures éventuelles. Mais je ne suis pas en danger ni même concerné, puisque, lorsque je me coupe en me rasant, je ne saigne jamais. Même chose si je me blesse à un autre endroit de ma précieuse personne)

À suivre. Mais pas avec le même médecin.

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