Une mémoire d’éléphant

Publié le par Yves-André Samère

Le commun des mortels croit que nous n’avons aucun souvenir remontant à la période antérieure à nos deux ans. Plus catégoriques, nombre de médecins clament qu’on ne se souvient de rien avant ses cinq ans.

C’est beau, d’avoir des convictions, et de les faire partager par la majorité de ceux qui ont pris la peine de vous écouter ! Mais ces opinions reposent sur des croyances, un peu comme la croyance en la résurrection de Jésus. Mais si l’on creuse un peu, on doit reconnaître que ce ne sont rien d’autre que des croyances.

Je compte raconter, mais ailleurs qu’ici, quelques détails de mon existence aux environs de cette période de ma vie comprise entre un et quatre ans. Preuve qu’on peut se souvenir de tout si on n’est pas encore atteint de l’Alzheimer (ce qui est assez rare à cet âge), et qu’on peut avoir une mémoire d’éléphant à tout âge.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

T
En accord avec vous Y-A S, la mémoire semble bien commencer très tôt dans la petite enfance. Pour ex.:J'ai un très net souvenir d'un avion allemand en flamme qui passait au-dessus de notre maison. C'était dans un petit village de l'Aisne. Mes parents étaient sortis dans le jardin attiré par le bruit bizarre des moteurs à hélices, J'avais suivi avec ma mère - je devais avoir entre 1 et 2 ans, pas plus. L'image était très "forte" .L'avion a fini par s'écraser dans une forêt voisine. Mon père et d'autres villageois, étaient partis pour tenter d'aider d'éventuels survivants. Le reste n'est pas resté imprimé -
Sans l'imprimante n'était pas encore assez rodée.
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Y
J’ai des souvenirs du même ordre, mais moins violents : ceux de ma petite enfance au Sahara. Il n’y avait pas d’avions en flamme, mais du sable et des scorpions. Tout était donc très calme, mais pittoresque, au sens où on l’entend de nos jours. Nous habitions un garage Citroën !