Pourquoi « 007 » ?

Publié le par Yves-André Samère

Le dernier film mettant James Bond en vedette est sorti avant-avant-hier à Londres – il paraît que le monde entier n’en pouvait plus de patienter –, et on pourra le voir à Paris mercredi prochain, sous le titre No time to die (en version française, Mourir peut attendre). On verra donc pour la énième fois l’agent 007 courir, sauter et tirer sur des ennemis héréditaires. Des Russes, quoi !

Mais que signifie « 007 » ?

Sur France 5, l’émission « CJamy », a fourni aux innombrables amateurs toutes les explications qui nous manquaient tant. Les voici :

- Le premier zéro signifie que Bond a le droit de tuer. Les ennemis, évidemment ! Ce sont rarement des femmes, même si, à ma connaissance, il a tué une fois Sophie Marceau.

- Le second zéro signifie que Bond a déjà tué. Pourquoi se priver quand on a une excuse toute trouvée, fournie par ses chefs ?

- Le 7 qui succède à cette avalanche de zéros signifie que Bond est le septième ayant déjà tué dans l’exercice de ses fonctions d’agent secret.

James Bond est donc un très bon fonctionnaire, au service de la Civilisation.

Bonne projection mercredi prochain ! Espérons que ce ne sera pas un pompeux navet comme le Dune de Denis Villeneuve, où le cher Timothée Chalamet (que j’ai vu en chair et en os – beaucoup plus d’os que de chair –, et qui est très sympathique) a scié sa carrière.

PS : au fait savez-vous quand est né le personnage de James Bond ? Vous le croyez sans doute, parce que vous avez lu des tas des tas d’informations inexactes sur Ian Fleming et autres approximations. Mais la vérité est tout autre ! La première fois qu’un personnage de ce nom est apparu, c’était dans L’émeraude du Rajah, nouvelle parue le 30 juillet 1926, dans la revue « Red Magazine », qui rassemblait quelques nouvelles... d’Agatha Christie. Et donc, bien avant la naissance du personnage que tout le monde connaît, ou croit connaître !  Ce texte est d’ailleurs paru encore quatre fois au moins, jusqu’en 1971. Il a du reste existé au moins un acteur qui a porté ce nom, et qui a paru dans The erotic Mr Rose en 1964.

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