Quand De Gaulle mangea son chapeau

Publié le par Yves-André Samère

De Gaulle haïssait les quatre généraux putschistes, Salan, Jouhaud, Challe et Zeller, qui avaient osé le défier et tenté de garder l’Algérie au sein des possessions françaises. Pour les punir, il avait créé le Haut Tribunal Militaire, escomptant que ce tribunal les condamnerait à mort.

Raté ! Le général Salan ne fut condamné qu’à la réclusion criminelle, et comme Salan avait été le chef de la rébellion, les condamnations à mort de ses trois acolytes ne pouvaient plus être accomplies sans ridicule. Il fallut donc commuer leur peine, et les quatre généraux restèrent en vie. De rage, dès le verdict, De Gaulle prononça immédiatement le dissolution du tribunal qui l’avait déçu !

Quelques années plus tard, en 1968, De Gaulle, toujours chef d’État, eut quelques petits ennuis quand la foule défila en réclamant sa démission. Affolé, il se rendit en hâte à Baden-Baden, où il avait exilé le général Massu, en punition d’une interview qu’il avait donnée à un journaliste allemand, interview favorable à la population algéroise. But du voyage : implorer Massu de lui prêter main-forte en cas d’émeute à Paris. Finaud, Massu imposa ses conditions : que De Gaulle libère immédiatement les quatre généraux putschistes, toujours en prison.

Le couteau sur la gorge, De Gaulle s’exécuta, et fit libérer les quatre condamnés ! Il ne s’en est jamais vanté...

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