Représenter la crucifixion de Jésus

Publié le par Yves-André Samère

Il y a quatre jours, c’était le vendredi « saint » (sic), mais davantage intéressé par l’anniversaire du petit accident survenu au « Titanic » en avril 1912, j’ai zappé la crucifixion de Jésus et parlé d’un sujet qui m’intéressait davantage. Donc, du bide de ce prodigieux paquebot réputé si sûr et totalement insubmersible, mais qui avait fait naufrage... dès sa première sortie. Revenons donc à Jésus.

Jeune, je me suis toujours étonné que toutes les représentations de Jésus sur la croix le montrent vêtu d’un caleçon ou de quelque oripeau s’en rapprochant : question de bon sens, je ne pouvais pas négliger le fait que les soldats qui l’avaient, selon la pieuse légende, cloué sur la potence, se fichaient bien de la pudeur des condamnés, et ne songeaient pas à le vêtir, si peu que ce fût. Je me suis donc demandé si quelque artiste ne s’était pas assis sur les conventions en le représentant tel que la Nature l’avait fait.

Eh bien, je n’avais pas tort, et mes recherches me l’ont confirmé. En fait, je connais désormais au moins TROIS représentations de Jésus entièrement nu sur la croix. Et j’ai retenu la plus réussie, faite à dix-sept ans (ou peut-être à dix-neuf ans) par Michel-Ange, lequel avait pris pour modèle le corps d’un jeune homme récemment décédé, plus proche de lui par l’âge et probablement par le physique. Cette crucifixion se trouve dans l’église de Santa Maria del Santo Spirito, à Florence, mais il y a aussi celle de Filippo Brunelleschi (la troisième dans la page) et celle de Robert Lombard. Toutes les autres, apparemment, sont couvertes d’un voile très fin, qui, néanmoins, cache mal la réalité.

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