⚽ Vendredi 29 avril 2022 - Interdit !

Publié le par Yves-André Samère

Je réussis à joindre au téléphone (mobile) mon frère et une grande amie, connue depuis une vingtaine d’années. Hier, double échec, le premier était absent de chez lui, et le téléphone de la seconde était en panne, un peu comme chez moi vu l’état de ma Freebox, qui n’envoie aucune émission d’Internet. L’amie en question est une veinarde, puisque, dans sa petite ville du Midi, on lui a déjà installé la fibre. Dans mon immeuble du centre de Paris, la même fibre a été refusée par l’assemblée syndicale ! Il est vrai que, depuis quelques années, la plupart des appartements sont loués provisoirement par des touristes inconnus, et que ces passagers clande)stins ne comptent pas payer un suppélement pour avoir Internet, ils ont leurs chers smartphones (chers dans tous les sens du mot) ! Cela me rappelle que, lorsque j’ai acquis mon premier téléphone mobile de chez Bouygues, on ne pouvait pas appeler de chez soi, et qu’il fallait descendre dans la cour. Rappelons que je vis dans le premier arrondissement, au centre de Paris !

Au fait, j’ai dû aussi annuler le rendez-vous avec le technicien de Free qui devait remplacer ma Freebox défaillante, manipulation prévue pour le 2 mai, jour auquel je ne serai pas encore sorti de l’hôpital. Je devrai prendre un autre rendez-vous une fois rentré chez moi. Via mon téléphone mobile (je n’utilise jamais le mot stupide de « portable »), j’ai envoyé un message à Free, qui a donc annulé ledit rendez-vous.

Cela mis à part, j’ai reçu la visite d’une dame, employée de l’hôpital, qui convient d’un autre rendez-vous afin que mes repas me soient livrés à domicile. Espérons qu’ils seront mangeables, au contraire de la boustifaille fournie à l’hôpital, qui est abominable.

Mes occupations ici ? Lire (comme dit précédemment, j’ai apporté ma liseuse, bien pourvue en littératures diverses), écouter France Inter sur mon téléphone mobile, et regarder « Quotidien », puisque, par chance, j’ai un téléviseur dans ma chambre, et qui, exceptionnellement, fonctionne. Pourvu que ça dure. Il faut dire que les habitudes des soignants (tous infirmiers, aucun médecin ne se dérange au-delà du matin, et jamais durant le week-end, ces privilégiés) frisent le j’menfoutisme : on a l’habitude de vous réveiller en pleine nuit pour enregistrer toutes sortes de données sur votre santé, température, rythme cardiaque, glycémie, et autres. Régulièrement, je les voue au diable. Mais c’est ainsi dans TOUS les hôpitaux ! Détail, les données qu’on découvre en moi ne varient quasiment jamais. Sauf mon poids, qui a beaucoup diminué depuis quelques années. Je ne serai jamais obèse...

Le soir, j’ai mal aux dents et je réclame aux infirmières un comprimé de Doliprane. Refus catégorique : pour toute délivrance d’un quelconque médicament, serait-il anodin, il faut une ordonnance d’un médecin. Or aucun médecin n’est présent à pareille heure dans les services hospitaliers ! Occasionnellement, peut passer un interne, qui est une moitié de médecin. Et pas une protestation n’aboutit. Ne me reste qu’une solution, que j’applique, sortir de l’hôpital et aller jusqu’à une pharmacie sur le boulevard, qui ne fera pas tant de manières. Réussite totale ! Mais les « soignants », comme on dit, sont terrorisés à l’idée de se faire taper sur les doigts par leur hiérarchie. Dois-je aller frapper à la porte du ministre de la Santé ?

Le même soir, le téléviseur de ma chambre se croise les bras, car il a atteint le maximum de la cotisation que le précédent occupant avait dû régler. En somme, durant trois jours, j’ai pu en profiter à ses frais. Merci à cet anonyme ! Je regarderai en différé sur Captvty les émissions que j’aurai ratées. Facile.

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