Claude Eatherley

Publié le par Yves-André Samère

Il est peu probable que le nom de Claude Eatherly vous soit familier, car il n’est jamais cité où que ce soit. C’est pourtant l’un des militaires se trouvant dans l’avion qui, le 6 août 1945, a participé au bombardement d’Hiroshima. Non qu’il ait su avoir largué la première bombe atomique de l’Histoire, puisque aucun des passagers de l’avion ne connaissait la nature de leur chargement, étant donné que les vrais responsables en avaient gardé le secret, mais c’est lui qui a donné le signal du largage de la bombe. Seul le lieutenant-colonel Paul Wartfield Tibbets était au courant, et il pilotait et commandait le bombardier Enola Gay.

Or, si tous les coéquipiers d'Eatherly ont été accueillis en héros après leur retour (le bombardement étant devenu public), Claude, dévoré de remords, s’est enfermé dans un mutisme obstiné, et n’a jamais évoqué cet évènement. De sorte que les autorités des USA l’ont fait passer pour fou, car il ne collait pas avec l’image du héros, sa femme a divorcé, et qu’il lui a été interdit de revoir ses enfants !

Un livre de Sébastien Spitzer, La revanche des orages, publié le 17 août dernier, a raconté cette lamentable histoire, qui n’est pas à la gloire des États-Unis. Et tout le monde a oublié Eatherley, seul véritable héros de tout cela. Ce livre a eu prix de la rentrée au Festival des écrivains chez Gonzague Saint Bris.

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