Merci maman !

Publié le par Yves-André Samère

Il n’y a rien à faire, quoi que vous fassiez, de quelque façon que vous tourniez votre interrogation, vous n’obligerez jamais un prêtre catholique à vous faire une réponse claire sur l’éternelle question de la liberté : pourquoi Dieu, infiniment bon, qui sait tout et qui peut tout, n’empêche-t-il pas l’homme de mal faire, ce qui doit inévitablement l’expédier en enfer ?

Cent fois sur cent, il vous répondra que Dieu aime tellement l’homme, qu’il le laisse libre d’agir à sa guise. C’est admirable, ce respect à tout prix de la liberté. Pourtant, l’homme, lui, n’est pas censé tout connaître de son propre avenir, ni, non plus, être assez fort pour pratiquer l’auto-prévention.

En somme, Dieu, sachant où nous allons inexorablement et qui est seul à pouvoir nous préserver, agirait comme une mère qui, voyant son enfant en bas âge s’approcher dangereusement d’une casserole d’eau sur le feu, aimerait à ce point sa liberté qu’elle le laisserait s’ébouillanter plutôt que d’intervenir.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 03/01/2008 13:50

Mourir pour des idées, l'idée est excellente...

DOMINIQUE 02/01/2008 18:49

"A vaincre sans péril on triomphe sans gloire". Dieu nous donne la direction, la doctrine, et les hommes s'efforcent de l'appliquer. S'il intervenait, où serait le mérite de l'honnête homme ? Nos mères nous ont dit "touche pas à ça" quitte à nous coller une baffe. Mais si, adultes, nous nous ébouillantons, tant pis pour nous "je te l'avais bien dit".
C'est la base de la doctrine chrétienne, la cul-pa-bi-li-té. Suivie de : si tu souffres (pour être polie) sur terre, Dieu te récompensera. Donc, souffre en silence s'il te plaît, et tends l'autre joue (pour être polie). La ré-si-gna-tion.

Yves-André Samère 02/01/2008 20:29

Tendre l'autre joue ? Comment expliquer alors que le pape ait un garde-du-corps, avec un flingue sous la soutane ? Le plus connu s'appelait Marcinkus, il est mort en 2006. Il avait le rang d'évêque. Je ne peux pas croire que le représentant de Dieu sur terre ait la trouille de rejoindre son patron au paradis.