« Casse-toi, alors, pauvre con ! »

Publié le par Yves-André Samère

Les rombières du septième arrondissement de Paris doivent frémir dans leur manteau de zibeline : elles ont contribué à faire élire un rustre accompli à la Présidence de la République. À l’étranger, on met parfois en exergue, à la une du journal national, la « Pensée du jour » du chef de l’État, et il arrive que de ses propos naisse un Petit Livre rouge – ou vert, c’est selon.

Il est encore trop tôt pour savoir si le « Casse-toi, alors, pauvre con ! » lancé par Sarkozy, au Salon de l’Agriculture, à un quidam qui refusait de lui serrer la main, sera gravé dans le marbre et enseigné aux enfants des écoles. Mais, la vertu de l’exemple aidant, on sent que le recrutement des Académiciens va devenir de plus en plus aisé.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 24/02/2008 11:35

Cet incident me fait penser que d'autres présidents ont dû avoir les mêmes "insultes"... et qu'ils s'en sont sortis avec plus de dignité !
On en vient à regretter Chirac. C'est un comble.

Yves-André Samère 24/02/2008 15:10

En fait, à ma connaissance, aucun n'a été insulté publiquement. Mitterrand a été giflé par le sénateur Bas, mais il n'était pas encore président. Et on dit que Michel Piccoli a giflé Giscard pendant sa présidence, mais on n'a aucune preuve, et Piccoli a démenti.