Justice divine

Publié le par Yves-André Samère

Le même jour, hier, deux affaires émeuvent la presse et le public. L’une, franco-française, c’est cette annulation de mariage prononcée par un tribunal de Lille : un ingénieur français converti à l’islam découvre durant sa nuit de noces que sa femme n’est pas vierge, et, dès le matin, saisit le tribunal pour tromperie sur la marchandise (c’est moi qui l’interprète de cette façon : l’avocat a certes employé d’autres termes, mais l’esprit est bien celui-là), et le tribunal, qui lui donne raison, prononce l’annulation du mariage. L’autre affaire, purement algérienne, concerne cette femme qui s’est convertie au protestantisme et, pour ce crime d’apostasie, risque trois ans de prison – affaire pas encore jugée.

Dans les deux cas, et bien qu’en ce qui concerne la première, on s’en défende au ministère français de la Justice, ces deux faits divers mettent en avant les lubies de l’islam, religion née au septième siècle, et qui n’a pas évolué. Surtout pas dans un sens favorable aux femmes !

Pour l’affaire algérienne, nous n’y pouvons rien, sinon faire pression par la voie diplomatique – encore que les Algériens ont beau jeu de nous rétorquer qu’il s’agit d’une affaire intérieure et qu’aucun Français n’est impliqué. Pour l’affaire française, et puisqu’on adore fabriquer ici des lois pour n’importe quoi, on pourrait peut-être penser à établir que le mensonge en matière de mœurs ne saurait être évoqué devant une cour de justice. Réservons cela aux tribunaux de commerce.

Il ne serait pas mauvais non plus que le président de la République, qui met son grain de sel partout, songe à rappeler aux juges, puisqu’il préside de droit le Conseil de la Magistrature, qu’ils ont le devoir d’examiner tous les aspects d’une affaire (pouquoi la fille a menti, ils ne se sont pas posé la question, semble-t-il), et de faire preuve d’humanité. Ou alors, qu’on les remplace par des ordinateurs, cela coûtera moins cher.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Mensonge sur une qualité essentielle (ou un truc comme ça) du conjoint. Les juges ont tranché : pour eux la virginité en est une.
C'est Fourniret qui leur a dicté leur verdict ?
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Y

Non, c’est Émile Louis !