Arrêter les courses automobiles ?

Publié le par Yves-André Samère

C’est curieux, on nous bassine à longueur de journée avec les ravages de la pollution chimique et la raréfaction supposée du pétrole, qui fait grimper les prix. Mais nous n’entendons guère de voix réclamer qu’on mette la pédale douce, c’est le cas de le dire, sur les courses automobiles, qui semblent aussi sacrées que le foot ou Johnny Hallyday.

Pourtant, il ne doit pas être difficile d’évaluer, par exemple, quelle quantité de carburant gaspille une seule session des 24 heures du Mans. Et la quantité de gaz carbonique dégagée dans le même temps. On fait bien cela pour tenter de nous vendre des bagnoles ordinaires.

Certes, on connaît la chanson, les pilotes de Formule 1 renforcent la gloire de la France (s’ils gagnent, et ça n’arrive guère) et font de la publicité à l’industrie automobile, donc, en théorie, contribuent à faire reculer le chômage. Il n’empêche que le paradoxe est gênant : si tu prends ta voiture pour emmener tes enfants à l’école, tu es un gaspilleur et un pollueur, mais si tu tournes en rond pendant vingt-quatre heures sans avancer en fin de compte d’un millimètre, dans un vacarme infernal et une puanteur méphitique, tu rends service à ton pays. Étonnant, non ?

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