Opération Boomerang

Publié le par Yves-André Samère

On le constate chaque jour, la Poste a presque totalement abdiqué sa mission originelle, distribuer les lettres efficacement et avec rapidité. En fait, les facteurs sont plus occupés aujourd’hui à bourrer nos boîtes de prospectus publicitaires, si bien qu’ils ne se donnent plus la peine, par exemple, de délivrer les lettres recommandées, nous laissant le soin d’aller les chercher au bureau de Poste de notre quartier !

Outre son aspect idéologique (il faut vendre, c’est la nouvelle religion), cet envahissement par la pub est synonyme, entre autres, de gaspillage : que de papier gâché pour imprimer des prospectus que nous ne lisons même pas !...

Pourquoi ne pas réagir ? Comment ? C’est très simple : au lieu de jeter à la poubelle les prospectus dont la Poste nous inonde, conservons-les, et allons les glisser dans la boîte aux lettres du bureau de Poste le plus proche. Ainsi, la Poste saura ce que signifie le fait d’être engorgé par de la littérature inutile.

Cette opération, simple et sans risque, pourrait s’appeler « Opération Boomerang ». Vous ne trouvez pas ça poétique et ludique à la fois ?

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
J'ai rempli un sac poubelle de 100 litres avec les prospectus et publicités diverses que mon père a reçus en 15 jours. Je retiens votre suggestion, encore faudrait-il que ma poste ait une boîte aux lettres (cf. un de vos précédents textes sur la Poste).
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Y

De la part de la Poste, supprimer les boîtes aux lettres est logique : elle évite de se laisser enquiquiner par ces casse-pieds d'usagers et leurs lettres à la noix. Ben quoi...


U
J'ai apposé un autocollant "Stop La Pub" sur ma boite aux lettres, et je ne suis plus embêté par les prospectus. Par contre, le journal de ma ville ne m'est plus déposé (ils sont cons quand même) et les catalogues de jouets de Noël non plus. Et ça, avec les enfants, ça peut être pratique quand même... Mais on n'a rien sans rien
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Y

Cela doit marcher quand le facteur connaît les résidents de l'immeuble. À Paris, les facteurs ne sont pas rattachés au bureau de Poste du quartier, mais à un bureau central. Donc ils changent tout
le temps, personne ne les connaît, et ils se fichent bien des autocollants. Quand ils en voient un, ils les prennent pour une provocation et les arrachent.