Achalandé

Publié le par Yves-André Samère

Comme la faute est récurrente chez les gens qui pensent avoir du vocabulaire, j’aimerais dire qu’une des bourdes qui me gonflent le plus porte sur l’utilisation du mot achalandé. Quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, lorsque vous entendez parler d’un magasin « bien achalandé », votre interlocuteur croit qu’il s’agit d’un magasin bien pourvu en marchandises.

Or il n’en est rien. Le vieux mot chaland signifie en effet client. De sorte qu’un magasin bien achalandé n’est pas un magasin aux rayons bien garnis, mais un magasin qui a beaucoup de clients. C’est tout bête, mais c’est ainsi.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 21/10/2008 20:57

Ben oui, mais que voulez-vous y faire ?
Rien à voir, mais j'ai entendu Odon Vallé dire qu'en qualité d'examinateur à l'oral du bac latin il donnait systématiquement 16 ou 17 aux élèves pour inciter à étudier le latin. 0.5% des élèves actuellement passent le latin au bac. Or, de la sixième à la terminale, on apprend les origines de notre langue, et, surtout, à traduire. Les autres langues sont ouvertes à vous. Bref, je radote, mais le latin devrait être la priorité !

Yves-André Samère 21/10/2008 20:38

On ne peut pas suivre l’exemple du dictionnaire Robert, et considérer que, dès lors que tout le monde croit à telle ou telle bêtise, cela devient une vérité. Avec cette façon de penser, l’astrologie devient une science, et Marie, mère de Jésus, est définitivement vierge !

DOMINIQUE 21/10/2008 17:19

Je suis d'accord avec vous, mais l'Académie Française a admis, hélas devant l'usage dévoyé, qu'achalandé pouvait être aussi assimilé aux marchandises.
Comme "des haricots" et "des zharicots".