Obama ? Méfiance !

Publié le par Yves-André Samère

Il faut être naïf ou de mauvaise foi pour croire que l’arrivée d’Obama va tout arranger. D’abord, rien ne permet de penser qu’il a les capacités pour le faire, puisque, jusqu’ici, il n’a rien fait... En réalité, ses thuriféraires n’ont d’autre raison de se réjouir que le fait qu’il soit noir ! Métis, en réalité, mais, outre le fait que voilà bien un point de vue raciste, on voit mal en quoi sa couleur de peau lui confère des pouvoirs spéciaux.

Et voyez plutôt l’équipe dont il s’est entouré. Impossible de rater le recrutement d’Hillary Clinton. Ce recrutement signifie-t-il qu’il a confiance en la dame ? Qu’il la croit loyale et capable ? Lorsqu’on sait qu’en fait, ces deux-là, qui ont été rivaux dans la course à l’investiture, se portent mutuellement la même chaleureuse affection qui unit chez nous Ségolène Royal et Martine Aubry, cela laisse bien augurer quelques peaux de banane et pas mal de coups en douce. Bref, c’est bien parti. Et puis, madame Clinton, même auprès des gens de gauche (à supposer qu’il y en ait aux États-Unis), elle est plutôt suspecte : lorsqu’elle supervisait auprès de son président de mari la politique de santé, elle prêchait une politique qu’elle s’est empressée de renier une fois obligée de trouver des fonds pour sa campagne électorale au poste de sénateur ; les pontes de la pharmacie qu’elle combattait jusqu’alors ont tout simplement versé leur contribution financière, et elle a retourné sa jolie veste. En d’autres termes, se laissant acheter, elle a adopté leur point de vue. On a connu plus intègre.

Si l’on laisse madame Clinton de côté, les idées d’Obama en matière d’économie ne diffèrent pas de celles de ses prédécesseurs, tous aussi allergiques aux impôts que le citoyen de base. Alors qu’on sait très bien que la crise mondiale est née de la dette des États-Unis, dont les citoyens n’épargnent pas et vivent à crédit, il annonce un cadeau de 1000 dollars à 95 % des foyers états-uniens, ce qui va sûrement les inciter à ne plus dépenser à tort et à travers ! Si bien que la dette va encore se creuser.

Préparez vos mouchoirs.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Espérons qu'un jour nous ne regretterons pas Georges W. Bush !
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Y

Difficile de faire pire qu’un type qui a autorisé la torture et l’emprisonnement sans jugement. Obama ne peut pas aggraver les choses dans ce domaine. D’autant moins qu’il s’est engagé à faire le
contraire et que tout le monde aura les yeux sur lui. Mais dans le domaine économique, il est mal parti avant d’avoir commencé.