Le ciseau des quatre-z-évêques

Publié le par Yves-André Samère

Aujourd’hui, selon France Inter, un gosse de 11 ans a blessé volontairement une de ses enseignantes. Passons sur le fait que le journaliste Alain Passerel, préposé à la lecture des nouvelles, dise qu’il l’a fait « avec un ciseau », alors que l’élève était armé d’une paire de ciseaux : on ne peut tout de même pas exiger qu’un journaliste, censé savoir tout avant nous pour mieux nous renseigner ensuite, ne fasse pas la différence entre deux ustensiles aussi difficiles à distinguer... Ni qu’il sache qu’on ne dit pas « quatre-z-évêques », perle qu’on a entendue dans la suite du journal ! Il paraît que France Inter a augmenté son audience dans les trois derniers mois.

Puis pleuvent les clichés : tout l’établissement où cela s’est passé est « sous le choc », les profs ont usé de leur « droit de retrait » (on ne savait pas ce que c’était il y a seulement une semaine, cela désigne le fait de cesser le travail quand on a la pétoche), et les camarades du surineur en herbe ont reçu le « soutien d’une cellule psychologique ». Il fallait au moins ça.

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