Pape balourd

Publié le par Yves-André Samère

C’est vraiment un as en politique, Benito le Seizième. Histoire de rameuter vers son Église un peu démonétisée quelques clients supplémentaires, il réhabilite un évêque facho... et perd du même coup le respect de la plupart des évêques de France et la considération de quelques chefs d’État, dont madame Merkel, et surtout Sarkozy, dont on n’aurait pas cru ça de lui un an plus tôt. La prochaine fois qu’il ira voir le pape, not’ bon maître le privera de la présence de Carla ou de Bigard, ce sera bien fait.

En tout cas, pas consultés, comme d’habitude, les catholiques seront bien avisés de se trouver un représentant de Dieu sur terre un peu moins crétin. Jean-Paul II était certes un réac et ne canonisait que des réacs, du moins avait-il tenté de se rapprocher des Juifs, stupidement accusés, depuis presque deux millénaires, d’avoir « tué Jésus » [sic]. Son successeur, auquel on reprochait déjà une jeunesse légèrement hitlérienne, patauge à présent dans l’antijudaïsme le plus répugnant. Il n’avait pas voulu cela ? Fallait réfléchir, mon vieux ! Te voilà un peu seul.

Au début de son pontificat, le pape s’était mis à dos les musulmans. À présent, les juifs. Et demain, les bouddhistes ? Les raéliens ? Les végétariens ?

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