Scandaleuses éoliennes

Publié le par Yves-André Samère

Une petite précision technique au sujet des éoliennes, présentées par des irresponsables (ou des magouilleurs) comme une solution miracle, s’agissant de la production non polluante d’électricité.

Une éolienne du modèle courant mesure entre 150 et 180 mètres de haut – la moitié de la Tour Eiffel, en gros. Un monument de cette taille, qui doit en outre, c’est sa fonction, supporter la poussée du vent, ne peut pas tenir debout sans de solides fondations. La fondation d’une seule éolienne exige environ mille tonnes de béton armé, de quoi faire pousser des hurlements de joie aux entreprises de travaux publics et aux producteurs de ciment. Sur ce que ça implique, passons, on ne va pas commenter l’évidence.

Le scandale est ailleurs : il est d’ordre financier. Un arrêté ministériel signé le 10 juillet 2006 oblige EDF à acheter aux possesseurs d’éoliennes l’électricité qu’ils produiront, ce qui, déjà, est légèrement abusif. Mais le tarif l’est davantage : EDF est obligée de payer aux producteurs indépendants 8,2 centimes d’euros par kilowatt-heure, pendant les quinze ans qui suivent la signature de l’arrêté. Or le prix de revient moyen de ce genre d’électricité est de 4,4 centimes ! Moralité, le bénéfice garanti par l’État est de 3,8 centimes par kilowatt-heure, soit 86,36 %. Un bénéfice de presque 87 % garanti par l’État aux entrepreneurs privés, c’est Byzance !

Il s’ensuit que chaque éolienne offre à son propriétaire 300 000 euros par an de revenu. On s’explique très bien pourquoi elles se multiplient, alors que, je l’ai déjà expliqué, elles sont inutiles.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

F
Les éoliennes pourraient être intéressantes, et, vous avez raison d'être aussi critique, si les machines mises en place pouvaient produire bien d'avantage.
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Y

Produire davantage... et surtout sans interruption ! Ce qui ne sera jamais le cas, en raison de la nature du vent.


D
Magouilleurs.
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