« Dont » ou « que » ?

Publié le par Yves-André Samère

Tout le monde aime bien Bruno Masure. Non seulement c’est un bon journaliste, mais c’est surtout un journaliste honnête, qui n’arrondit pas ses fins de mois en faisant des ménages, comme PPD (qui a ainsi perdu sa carte de presse) ou Christine Ockrent (qui l’a toujours, mais uniquement parce que les émoluments qu’elle perçoit comme journaliste sont à un tel niveau qu’elle ne franchit pas la limite des 50 % de revenus extra-journalistiques).

Et puis, Masure ne manque pas d’esprit, ou au moins d’humour, et pratique l’autodérision avec talent. Malheureusement, son français n’est pas toujours à la hauteur, et on le regrette. C’est ainsi que, dès la page 17 de son dernier livre (hors préface, sinon, c’est seulement la troisième page), Journalistes à la niche ?, on... déniche une faute de français classique et malencontreuse. Masure écrit en effet « C’est de Cour dont je devrais parler [plutôt que de basse-cour] ». Or ce dont est incorrect !

Le mot dont est un pronom relatif, forme contractée signifiant duquel, de laquelle, desquels ou desquelles. Autrement dit, il contient implicitement la préposition de. La phrase citée plus tôt, par conséquent, a le sens de « C’est de Cour de laquelle je devrais parler ». Il y a répétition de la préposition de, ce qu’on ne doit pas faire en français correct.

Il aurait fallu dire « C’est de Cour que je devrais parler ».

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