Temps de parole

Publié le par Yves-André Samère

Récemment, il a été question, au CSA, du temps de parole accordé au président de la République : faut-il le décompter du temps de la majorité, ou lui réserver un quota spécial ?

J’ai toujours estimé désopilantes ces interrogations. Et surtout, la manière de considérer la tendance politique des uns et des autres. La démonstration de cette absurdité est facile à faire. Par exemple, entre Claude Allègre et Ségolène Royal, ce n’est pas vraiment le grand amour ; mais si le premier, toujours socialiste, fait du petit bois avec la seconde, toujours socialiste, son temps de parole sera mis au compte du quota des socialistes. Et dans l’autre camp – théoriquement, quoique... –, imaginez que Villepin balance à l’antenne quelques vacheries sur Sarkozy, comme il le fait à peu près quatre fois par semaine. Or Villepin n’a pas démissionné de l’UMP, parti présidentiel ; autrement dit, son temps de parole va être comptabilisé dans le total de l’UMP ! Comptez (c’est le cas de le dire) sur Villepin pour en profiter.

On rigole, on rigole !

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