Plagiat de Laurent Joffrin

Publié le par Yves-André Samère

Il faut être un parfait crétin pour plagier un livre à la fois connu et récemment paru ! Laurent Joffrin est tombé dans ce travers, en publiant La grande histoire des codes secrets.

Pas de chance, la tricherie saute aux yeux, il a intégralement pompé un passionnant livre à succès de Simon Singh, Histoire des codes secrets (donc Joffrin a seulement rajouté un adjectif dans le titre !), paru une première fois en 1999, et réédité au Livre de Poche en 2001. Toutes les histoires qu’il raconte, absolument toutes, sont dans le livre de Singh.

C’est malin !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Y
Je n’ai aucune illusion sur Laurent Joffrin. Quand le journal mensuel « Le plan B » existait encore, Joffrin était sa cible favorite.

Le plus drôle, c’est que tous ces plagiaires croient voler impunément les écrits des autres, et se font attraper chaque fois ! Moi, quand j’emprunte une citation à quelqu’un, je le cite. Pas
fou.
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L
L.Joffrin est un récidiviste.
Comparez le contenu de son éditorial du NouvelObs du 6 juin 2013 "Nul en économie " avec l'article de Paul Krugman - Nobel d'Economie 2008 - publie dans le dernier numéro du New York Review of
Books.
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D
Ils ont évoqué l'histoire du Masque de Fer sur Inter ce matin, avec Joffrin justement. Il paraît que l'on sait formellement son identité. Pouvez-vous m'éclairer ? Je veux épater ma galerie personnelle (limitée à mon père !).
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Y

Je n’ai jamais entendu dire que ce mystère avait été élucidé, contrairement à ce qui a été affirmé. L’affaire est excessivement compliquée, et mieux vaut lire la longue notice sur le Masque de Fer
dans Wikipedia. Pour ma part, je penche pour la thèse de Pierre-Jacques Arrèse, selon laquelle il s’agissait de Fouquet. Sa mort en 1680 n’est attestée que par une letttre de Louvois, forcément
suspect, et le corps n’a pas été rendu à la famille. Et puis, ce pauvre Pagnol s’est épuisé à écrire un livre dont la moitié est consacrée à « démontrer » que le Masque n’était pas Dauger.
Stupide ! Jamais on n’aurait consacré tant d’argent et d’énergie à cacher l’emprisonnement d’un valet. Je voulais écrire à Pagnol pour le lui dire, mais il est mort avant que je le
fasse !