Taxer la voiture

Publié le par Yves-André Samère

Michel Rocard veut taxer l’utilisation de la voiture, et, appliquée aux carburants, cette taxe reviendrait à 7,7 centimes supplémentaires par litre d’essence sans-plomb, et 8,5 centimes supplémentaires pour le gazole. Moi, je veux bien, mais c’est un point de vue purement personnel, puisque je n’ai pas de voiture, et que, vivant au centre de Paris, je peux me rendre à pied dans n’importe lequel de ses vingt arrondissements – Paris, au fond, est une petite ville. Aussi n’ai-je jamais râlé contre Bertrand Delanoë, maire de Paris, pour les magnifiques efforts qu’il fait en vue de dégoûter les Parisiens de posséder une bagnole.

Mais allez donc raisonner ainsi quand vous habitez en banlieue, où les transports en commun sont rares, ou en province. Je ne parle même pas de l’étranger : lorsque je résidais en Côte d’Ivoire, sans voiture, je n’aurais jamais pu me rendre à mon travail, puisque les bus n’existent que dans la capitale économique, Abidjan. Ailleurs, rien !

C’est pourquoi cette mesure, si jamais elle voit le jour, sera parfaitement injuste. En outre, elle sera saugrenue, car la France est le pays qui produit le moins de gaz carbonique, de tous les pays industrialisés. On punira donc des citoyens qui ne sont pour rien dans la situation actuelle. De quoi les inciter à toujours plus de civisme ! Un homme réputé aussi intelligent que Rocard aurait pu y penser.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Bien souvent, on ne voit que par le petit bout de la lorgnette, même en étant intelligent. A Paris, point besoin de voiture. Mais à la campagne, si vous attendez un bus... faut s'y prendre très très tôt !
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Y

À la campagne et en province. J’y ai vécu. Bus et autocar entre les villes. Quand vous avez un seul car quotidien – et aucun train – entre Toulouse et le Gers, vous comprenez vite.