À deux mains, si vous le voulez bien !

Publié le par Yves-André Samère

À la télévision, j’ai vu plusieurs pianistes, virtuoses internationaux, interpréter au piano le Concerto pour la main gauche, de Maurice Ravel, et j’en ai conçu un certain étonnement. On sait que cette œuvre a été composée sur commande, pour un pianiste, Paul Wittgenstein, qui, à 27 ans, avait perdu son bras droit à la guerre de 14-18. Après la guerre, il demanda à un certain nombre de compositeurs célèbres de lui écrire un morceau qu’il puisse jouer malgré son infirmité, et plusieurs acceptèrent, Ravel produisant le meilleur, le fameux concerto. Notons que, pendant la guerre, les deux hommes étaient dans des camps opposés...

Or tous les pianistes dont je parlais plus haut, lorsqu’ils jouent en public, et bien qu’aucun ne soit manchot, utilisent uniquement leur main gauche. J’ai du mal à comprendre en quoi ils ne pourraient pas « s’aider » un peu de leur main droite ! Ne feraient-ils pas un peu de cinéma ? Et lorsqu’ils enregistrent en studio le même morceau, ne cèdent-ils jamais à la tentation, quand personne ne les regarde ?

Ne me dites pas que le morceau est écrit de telle sorte qu’il soit impossible de se servir, ici ou là, de sa main droite ! Je possède la partition, et, si on sait lire, il est évident que non. Même jouée à deux mains, elle reste diabolique.

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