Adieu, Murielle Mayette !

Publié le par Yves-André Samère

Il y a quelques semaines, j’avais pronostiqué que Murielle Mayette, administratrice de la Comédie-Française, une maison où tout le monde la déteste – notamment parce que sa direction s’est avérée désastreuse, et, beaucoup plus snob, parce qu’elle a épousé un journaliste sportif, Gérard Holtz, ce qui « ne se fait pas », dans ce milieu ultra-huppé –, serait bientôt débarquée (ce sera fait le 3 août) et qu’elle serait remplacée par Denis Podalydès. Mais là, ce n’est pas fait ; non que mes renseignements étaient si mauvais, mais mon pronostic était allé plus vite que la musique, et j’avais négligé un détail : Podalydès est un acteur de talent, c’est aussi une vedette de cinéma, et il entend bien continuer à faire ce métier, qui lui assure gloire et argent. Or, nommé administrateur, il n’aurait plus eu la possibilité de jouer, autant sur scène qu’au cinéma, où il paraît fréquemment dans les films de son propre frère Bruno. Et donc, il y aurait beaucoup perdu.

C’est pourquoi, très ami avec Hollande, il n’a eu aucune peine à faire nommer à ce poste celui qu’il prévoyait dès le mois de novembre, un de ses collègues et amis, Éric Ruf, un peu plus jeune que lui et entré à la Comédie-Française comme pensionnaire à l’âge de vingt-quatre ans, avant d’être titularisé cinq ans plus tard. Ruf est bon acteur – il n’y en a guère de mauvais, dans la maison de Molière –, il a eu de bons professeurs, et il a joué tous les rôles, dont quelques-uns au cinéma, mais avec de mauvais réalisateurs, hélas. Il est aussi metteur en scène et professeur de théâtre. Donc sa compétence ne sera pas remise en question.

On imagine que les signataires de la pétition du 7 novembre contre Mu-Mu, qui n’étaient que trente-six (sur trente-sept sociétaires ayant le droit de vote, et je suis au désespoir de ne pas savoir quel a été le Judas de la bande), ont dû sabrer le champagne.

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